Sur la piste de J-P

avril 30, 2006

38 ans déjà, une fête mémorable…

Enregistré dans : Généralités — J-P @ 8:14 pm

Rien ne peut surpasser la fin de semaine extraordinaire et mémorable qui a soulignée mon 38 anniversaire.  Je tiens à dire un grand merci à ma famille et à celle d’Hélène pour tout cet amour.  Encore une fois, bonne fête à toi aussi belle-soeur Isabelle dont nous célébrions l’anniversaire en duo avec le mien.

 

De plus, le beau temps et la chaleur étaient de la partie.  Nous avons donc bien profité de la présence de monsieur Galarneau et de ses chauds rayons.  Les petites Isabelle et Anne-Sophie se sont bien amusées ensemble et elles étaient tout simplement adorables.  Isabelle a nourri les poissons qui nagent dans la terre entre les racines du gros cèdre de la cours pendant que le petit Jean-Philippe dormait dans son carrosse.  Je ferai attention en passant la tondeuse à gazon pour ne pas envoyer trop de gazon à la base des cèdres car le mélange gazon et morceaux de ballon ne doit pas être appétissant pour les poissons. 

Tout ça me rappelait la fois où mon oncle Gilles et moi avaient surpris des requins qui nageaient dans notre lavabo des tropiques en pleine nuit!  Allez savoir pourquoi, la vie nous offre parfois de ces intéressantes coïncidences.  Et puis, c’est bien plus agréable de nager à travers des racines que dans un vulgaire lavabo!

Maman et Martine étaient rayonnantes, détendues et généreuses comme elles en ont seules la recette dans leur vie et dans ces circonstances festives.  Merci à vous deux pour les beaux cadeaux, Martine j’ai hâte de connaitre la surprise des 3 prochains mois et maman ton cœur n’a pas de limite.  Merci aussi aux beaux-parents qui étaient en pleine forme et qui m’ont bien manifesté leurs souhaits et amour, aux beaux-frères et belles-sœurs qui en firent de même et à ceux qui n’étaient pas là et que j’aime bien.  En attendant, ce compte rendu est un peu pour vous.  

Un gros merci à Hélène qui a tout organisé la fête.  Mon épouse était la chef du barbecue et la coordinatrice des commandes de hamburgers, la receleuse de salades et la dresseuse d’autres chiens chauds…  Elle s’était aussi donnée comme mission de procéder à mon enlèvement dans un endroit pittoresque qui nous était inconnu: le lieu du kidnapping était l’auberge du Baluchon en Mauricie dont je réserve les éloges pour plus tard. 

Enfin, un roi n’aurait pu être mieux fêté pour son anniversaire.  C’est ce à quoi je songeais pendant notre retour sur le chemin du Roi justement qui longe l’autoroute 40.  L’entracte est malheureusement fini.  Snif, snif.  Déjà lundi demain, le 30 avril est parti en fumée. 

avril 29, 2006

Bilinguisme, mon oeil!

Enregistré dans : Généralités — J-P @ 5:56 am

Le journaliste Richard Martineau nous donne ici un exemple de traduction française minable publiée sur le site de Purina, le fabricant de nourriture pour chats.  Courrez voir le fameux texte de la compagnie si vous voulez voir comment on peut massacrer notre langue.  C’est censé être en français?  Ben tiens…

J’ai aussi collé le texte ici comme il est tellement éloquent!

“FORMATION DE BOÎTE DE CAT”

Des chats ne sont pas soutenus sachant utiliser une boîte de civière et auront besoin de vous pour aider à les former, s’ils n’ont pas déjà appris de leurs compagnons de civière. Observez votre chat étroitement. Quand il commence à flairer autour dans les coins ou à s’accroupir, mettez-le dans la boîte de civière. Rayez doucement les pattes avant du chat dans le remplisseur de boîte de chat, ainsi il réalise ceci est l’endroit pour déposer et couvrir la perte. La plupart des chats se propagent très rapidement, mais si votre chat a un accident, l’essuie vers le haut avec une serviette de papier, et place la serviette dans la boîte de civière. Alors placez le chat dans la boîte de civière et grattez-vous les pattes avant dans le remplisseur de boîte de chat pour renforcer l’idée que c’est où la perte appartient. Ne punissez pas votre chat pour avoir un accident. Ceci ne l’aidera pas à apprendre à utiliser la boîte de civière, il l’enseignera seulement pour ne pas éliminer devant vousQuand votre chat commence à avoir l’idée, ne prenez pas son bon comportement pour accordé. Félicitez votre chat pour l’usage de la boîte de civière.”

Je vous l’avais dit, un pur chef-d’oeuvre qui ferait rougir Molière!

Le Style Harper

Enregistré dans : Politique — J-P @ 5:43 am

Voici le texte d’une chronique publiée hier par Michel C. Auger sur le style du Premier Ministre Harper révélé par l’entente sur le bois d’oeuvre: 

Le Style Harper

Au-delà des termes de l’entente sur le bois d’œuvre, ce qui est le plus révélateur dans toute cette saga, c’est ce que cela nous démontre du style du nouveau Premier ministre. Un style qui fait mentir tous ceux qui croyaient que Stephen Harper serait un idéologue cassant, peu porté aux compromis et aux accords où la réalité politique est plus importante que les principes.

Or, c’est exactement le genre d’accord que vient de négocier M. Harper sur le bois d’œuvre et – délicate ironie – ce sont maintenant les partis d’opposition qui lui reprochent de ne pas s’en être tenu à ses principes, à l’esprit de l’ALENA et aux décisions des tribunaux du commerce qui tendaient à donner raison au Canada.

La réalité est simple : cet accord est imparfait mais il était nécessaire. Les compagnies canadiennes n’en pouvaient plus et elles étaient prêtes à presque tout pour y mettre fin. Incluant laisser sur la table un des cinq milliards de dollars qu’elles ont payé à Washington en droits compensateurs.

Le problème du Canada dans cette partie de bras de fer avec les Etats-Unis, c’est que ceux-ci sont à peu près notre seul client pour ce qui est du bois de construction. Dans un marché aussi outrageusement dominé par l’acheteur, celui-ci a beau jeu d’imposer sa volonté, y compris quelques entorses aux règles de l’ALENA. C’est triste, mais c’est comme ça.

Devant cette situation, Stephen Harper a mis en pratique la vieille maxime qui dit qu’un mauvais accord vaut mieux qu’un bon procès. Après tout, le Canada en avait gagné plusieurs, de ces bons procès, et cela ne nous avait rien donné.

C’est le premier élément du style de M. Harper qu’il convient de noter : mieux vaut une entente imparfaite que pas d’entente du tout. Le tout couplé à une lecture impitoyable de la réalité politique qui fait qu’on refuse d’attendre la perfection et on règle.

Les provinces, en particulier, sont mieux de se le tenir pour dit dans des négociations sur le déséquilibre fiscal : dans l’esprit du nouveau premier ministre fédéral, il est illusoire d’attendre une entente qui satisfera tout le monde et jusqu’au moindre détail.

Deuxième élément de style : le premier ministre négocie en privé plutôt que sur la place publique et quand il arrive à une entente qu’il croit satisfaisante, il ne craint pas d’utiliser les armes que sont les heures de tombée et le «c’est à prendre ou à laisser».

Mercredi soir, encore, les principales provinces productrices de bois de construction : Colombie-Britannique, Ontario et Québec, se disaient contre l’entente. Mais le lendemain, elles ont fini par être avec M. Harper, ce qui, politiquement, a complètement coupé l’herbe sous le pied des partis d’opposition aux Communes.

Enfin, dernier élément, M. Harper n’a pas envie de dépenser des énergies pour régler un problème qui va lui revenir dans la figure rapidement. Le plus important de l’entente du bois d’œuvre, c’est qu’elle a une durée de sept ans, renouvelable pour deux autres années. L’industrie y retrouve l’élément de prévisibilité du marché qui était si important pour elle, alors que, pour M. Harper, c’est un dossier qui est réglé au moins pour deux élections et peut-être trois.

Comme quoi, si le premier ministre doit investir de l’énergie politique, il le fera pas pour rien. 

avril 24, 2006

Enrichir l’encyclopédie Wikipedia

Enregistré dans : Généralités, Photographie — J-P @ 8:12 pm

Si vous ne connaissez pas l’encyclopédie universelle Wikipedia, allez-y faire un tour en anglais ou en français.  Vous pouvez même consulter l’encyclopédie en italien et en latin ici.  Bref, Wikipedia est une encyclopédie en plusieurs autres langues et qui a la particularité d’être mise à jour et écrite par des utilisateurs du monde entier.  On nomme ce type de projet “architecture ouverte” car il est ouvert à une grande communauté d’usagers.  Depuis quelques années, de nombreux logiciels et systèmes d’exploitation informatique sont bâtis sur le même principe.  L’intérêt et la grande popularité de ce type d’architecture sont que le contenu y est constamment corrigé, remodelé et perfectionné grâce au grand bassin de participants.  

Les principes de méfiance et de consensus gèrent l’acceptation des changements aux articles.  Les vandales, fraudeurs ou petits comiques qui s’amuseraient à corrompre ou dégrader le contenu de l’encyclopédie ne peuvent aller bien loin.  Plusieurs participants et administrateurs guettent le contenu et ne vous avisez pas de supprimer des parcelles de texte ou d’inclure des photographies qui n’ont pas leur place dans le gigantesque ouvrage.  Un fraudeur qui essaierait d’inclure du contenu non pertinent dans un article se butera contre le roc.  Par exemple, disserter sur Napoléon dans un article sur la physique nucléaire est le genre de corruption qui n’ira nulle part.  Voici un texte sur le projet de L’encyclopédie:

Objectifs du projet Wikipédia

Wikipédia suggère l’idée de connaissances en perpétuel renouvellement et en expansion, qui nécessitent une mise à jour constante. Le mot Wikipédia est du genre féminin, lorsqu’il désigne l’encyclopédie seule. Mais le nom de Wikipédia est au masculin, lorsqu’il se rapporte au projet et à l’organisation plus générale visant à construire une grande encyclopédie gratuite et libre.

Le slogan de Wikipédia est « L’encyclopédie que chacun peut améliorer », et ce projet est décrit par son cofondateur Jimmy Wales comme « un effort pour créer et distribuer une encyclopédie libre de la meilleure qualité possible à chaque personne sur la terre dans sa langue maternelle ».  Ainsi, Jimmy Wales proposa comme objectif que Wikipédia puisse atteindre un niveau de qualité au moins équivalent à l’Encyclopædia Britannica.

En revanche, Wikipédia n’a pas pour objectif de présenter des informations inédites. Comme pour les encyclopédies classiques, son ambition se limite à exposer des connaissances déjà établies et reconnues. Les travaux personnels ou originaux n’ont pas leur place dans Wikipédia. Ils sont donc effacés, sans que cela constitue une prise de position sur leur pertinence ou leur caractère erroné.

Ainsi, Wikipedia est en perpétuelle construction et j’ai participé à l’aventure depuis quelques jours en soumettant certaines photographies pour illustrer certains articles de l’encyclopédie.  Depuis la découverte du fonctionnement de l’encyclopédie, je suis encore fasciné de pouvoir participer et enrichir moi-même le contenu de cet ouvrage colossal et universel!

Voici un test pour voir si vous pouvez reconnaitre mes images dans les articles suivants: le grand canyon, la ville de Trinidad à Cuba, le fameux grizzly bear et bien sûr ma ville de Montréal (indice: descendez dans la section sur la religion), rien de moins…

Wikipedia reconnait aussi la qualité et l’excellence d’images qu’on peut y soumettre pour compléter les articles: les featured pictures.  Et bien, ça y est, j’ai maintenant aussi une “featured image” avec celle du grizzly croqué sur le vif dans le parc Denali en Alaska!  Une belle réussite. 

Ce qui est aussi particulièrement intéressant est de lire tous les commentaires que ma photos à suscité comme débats et modifications.  En effet, des usagers ont recadré l’image et on fait disparaitre par clonage la plante qui gênait la vue de l’ours.  On a disserté sur les propriétés de l’image, sa valeur documentaire et encyclopédique car, vous vous en douterez, ce n’est pas exactement un coucours de photographie.  Beaucoup on donc ”supporté” la photo, quelques uns n’étaient pas emballés (de rares exceptions…)  Mais la loi du consensus a gagné et j’ai triomphé.  Je suis venu et j’ai vaincu comme disait César!  Je n’en reviens tout simplement pas et suis bien ravi de mon illustre grizzly qui ne se doute pas d’illustrer un article partout sur la planète.  Ne manquez donc pas la substancielle  discussion sur ma photographie qui a atteint la célébrité planétaire… 

avril 15, 2006

Mutation d’un trombone en maison?

Enregistré dans : Généralités — J-P @ 7:08 am

Non, ce n’est pas un truc de magie, mais une histoire extraordinaire.  Durant l’été 2005, assis devant son ordinateur, un jeune homme de Montréal, Kyle MacDonald, a eu l’idée pour la moins farfelue d’échanger des objets de valeur toujours plus élevée dans le but d’obtenir une maison…  Incroyable, mais vrai!  Son objet de troc au départ fut un simple trombone à papier d’où le nom de son blog One Red Paperclip.

Dans la plus pure tradition du “libre échange”, vous pouvez voir tous les objets échangés par Kyle sur son site internet.  Le trombone est devenu un crayon qui est devenu une poignée de porte qui est devenue une glacière qui est devenue une génératrice…  Aujourd’hui Kyle a un logement à louer à Phenix incluant des billets d’avion pour deux qu’il a obtenu en échangeant un contrat d’enregistrement musical.  Il avait mis la main sur le contrat d’enregistrement en le troquant avec un camion de 1995.  Voyons la description du logement de Phoenix:

one year in Phoenix includes:
-One year free rent in the heart of downtown Phoenix. (If needed, the apartment can also come fully furnished.)
-roundtrip airfare for two from any major airport in North America.Features:
Live right in the heart of downtown Phoenix. Short walk to Roosevelt Arts District, Major Arts and Entertainment Facilities, Sports Arenas, ASU Downtown Campus, the Capitol, etc. 1BR, 1Bath, historic bungalow style duplex with 9 foot ceilings, oak floors, living room with fireplace, separate dining room, new kitchen, laundry room. 700 square feet. I can throw in four third-row tickets to an AZ Diamondbacks game, which is walking distance to the recipients new home.     

Qu’est-ce qu’obtiendra Kyle pour son logement à Phenix?  Si vous voulez lui faire une offre, soyez créatif, Kyle attend vos propositions. 

Son aventure fait le tour du monde et boule de neige dans les médias.  Des gens de partout sur la planète le contactent et suivent son aventure.  Je me rappelle avoir vu un reportage à la télé locale tourné il y a quelques mois dans son appartement. 

Aujourd’hui, Kyle prend l’avion pour New York où il apparaitra à la télé américaine à Good Morning America sur ABC demain, dimanche de Pâques.

This Easter Sunday, April 16, I’ll be on Good Morning America on ABC. It’s going to be awesome. one red paperclip coming straight at ya from Times Square. I’m flying down Saturday.

Sans être magicien, le jeune homme a eu un éclair de génie et sa gagure  est absolument fascinante.  Puis, je suis convaincu qu’il l’obtiendra un jour sa maison.  Le nombre d’échanges d’objets et le temps que cela prendra sont les seules inconnues qu’il reste à découvrir.  Il va aller au bout de son rêve et c’est tant mieux et mérité.  Good luck Kyle!  À suivre.

avril 14, 2006

Le Soleil se lève sur Monument Valley

Enregistré dans : Panoramique, Photographie, Voyage — J-P @ 8:36 pm

Nous sommes ici en Utah au pays des cowboys et des indiens.  Monuments gigantesques, climat désertique parsemé de tribus indiennes, Monument Valley, avec ses célèbres Left et Right Mittens (mitaines gauche et droite), est un décor digne des westerns américains.  D’ailleurs, plusieurs films de John Wayne y ont été tournés.  J’ai eu la chance de photographier cette scène des mittens au lever du Soleil.  Spectacle exceptionnel à ne pas manquer si vous êtes dans la région!

En effet, il est possible d’aller admirer le lever du jour tout juste à l’entrée du parc tribal, parc géré et administré par les indiens navajos.  Le chemin de terre, désertique à cette heure matinal, qui sillonne l’avant-plan des monuments est emprunté le jour par les véhicules des visiteurs.  Attention à la suspension de votre véhicule, car certains endroits du parcours sont plus praticables par les véhicules tout-terrains que par les automobiles.
 
Un tour guidé dans le parc tribal exploité par les indiens navajos, hors des pistes accessibles aux véhicules des visiteurs, est un des meilleurs moyens pour découvir l’habitat du peuple authoctone et les imposantes masses rocheuses de Monument Valley.  En fin de journée, j’ai saisi l’image de cette masse de pierre immense baignée dans un lumière orange.

Voici d’autres belles images de Monument Valley sur Wikipédia.

L’arbre tombe toujours du côté où il penche

Enregistré dans : Généralités — J-P @ 4:23 pm

Ce matin, des bruits de moteurs ronronnant nous intriguent Hélène et moi.  Aucune idée de ce que ça peut être de l’intérieur de la maison.  Il est encore trop tôt pour tondre le gazon.  Puis, en ce jour de congé, nous nous offrons le luxe inhabituel d’une marche matinale.  Le mystère des bruits se dévoile alors, nos voisins font couper un grand arbre menaçant, derrière leur maison. 

Il est de bonne guerre aujourd’hui de planter des arbres et non de les couper.  Je ne peux m’empêcher de penser au documentaire percutant de Richard Desjardins, l’erreur boréale sur les coupes forestières à blanc dans le nord québécois.  On coupe tout et on laisse une petite bordure d’arbres le long des routes pour donner l’impression qu’on roule dans la forêt.  Je n’ai jamais vu le film, mais j’en ai entendu parler en long et en large.  Par contre, je me souviens du très beau film d’animation de Frédéric Bach, L’homme qui plantait des arbres sur le texte de Jean Giono.  Une oeuvre magnifique qui a été récompensée aux Oscars.

Assez les souvenirs mélancoliques!  Quand les arbres lorgnent de notre côté et ont l’envie de tituber, il est temps d’agir.  J’en sais quelque chose puisqu’un arbre qui était dans le parc adjacent à notre terrain s’est effondré l’automne passé sur le toit de mon minuscule cabanon!  Le toit a été endommagé.  Au lieu de réparer le cabanon où l’on ne peut entrer à l’intérieur tellement il est petit, c’était le prétexte idéal pour le remplacer par un abri plus spacieux.  Enfin, nous allons pouvoir ranger les canots, kayaks, tondeuses, pneus, pelles, outils, etc.  L’arbre a seulement précipité les choses car il penchait du mauvais côté… 

avril 13, 2006

Le livre de la blogueuse de Baghdad

Enregistré dans : Généralités — J-P @ 9:42 pm

Les blogs se multiplient à un rythme effarant et on en ouvre des milliers chaque jour.  Il y en a de tous les styles, de tous les goûts et sur tous les sujets.  Bien sûr, certains sont  meilleurs et plus intéressants que d’autres.  Ainsi, signe des temps modernes et de la puissance de diffusion d’internet, il fallait s’attendre à ce que cela arrive un jour, les blogs peuvent eux aussi gagner des prix littéraires et se transformer en livre.  C’est ce qui se produit actuellement avec Baghdad Burning, le blog d’une irakienne qui publie sur internet depuis 2003.  

J’ai survolé quelques uns de ses textes et je me promets bien de les lire plus attentivement afin de mieux comprendre le phénomène.  Raconter sa vie et ses aventures dans le climat survolté de cette ville où s’enlisent les américains et leurs grenades n’est décidément pas banal et vaut le détour.  Voici ce qu’on en dit:

“Baghdad Burning” le blog en langue anglaise d’une jeune irakienne ouvert en aout 2003 est devenu  un livre publié en Grande Bretagne aux éditions Marion Boyars en 2005.  Aujourd’hui, celle qui continue à raconter sa vie quotidienne ponctuée par les attentats suicide, figure dans la liste des nominés d’un prix littéraire britannique, le Samuel Johnson Prize for Non-Fiction. Comme le souligne The Independent, ce lundi, le vrai nom de cette blogueuse, programmeur informatique au chômage, agée de 28 ans, reste inconnu. Elle devra patienter jusqu’au 14 juin pour savoir si elle remportera les 43 000 euros offerts au vainqueur.

Enfin, le début de son blog, 17 août 2003 pour vous mettre en appétit:

The Beginning…
So this is the beginning for me, I guess. I never thought I’d start my own weblog… All I could think, every time I wanted to start one was “but who will read it?” I guess I’ve got nothing to lose… but I’m warning you- expect a lot of complaining and ranting. I looked for a ‘rantlog’ but this is the best Google came up with.
A little bit about myself: I’m female, Iraqi and 24. I survived the war. That’s all you need to know. It’s all that matters these days anyway.

avril 12, 2006

24 juin, le gouvernement écoute la logique

Enregistré dans : Politique — J-P @ 5:58 pm

Pour faire suite à mon commentaire d’il y a quelques jours sur les commerces qui ne peuvent pas ouvrir le 24 juin, il y a une bonne nouvelle puisque le gouvernement s’ajuste et fait une exception.  Certains commerces de la région de Montréal pourront opérer en faisant la demande au gouvernement.  Donc, nous ne perdrons pas ces retombées économiques des gens fortunés qui viennent dépenser à Montréal en cette fin de semaine de course.

Voilà une sage décision qui fera beaucoup d’heureux et à peu près pas de malheureux car même M. Dorion est satisfait de l’arrangement.  Il fallait s’y attendre car ce compromis était bien l’issue la plus logique.  Comme dirait un promoteur américain: « It was a no brainer, a win, win scenario”.

L’explication du «séparatiste» Michel Tremblay

Enregistré dans : Politique — J-P @ 5:49 pm

En me rendant au travail ce matin, j’écoutais à la radio Michel Tremblay s’expliquer à Paul Arcand sur la controverse impliquant l’écrivain depuis dimanche dernier.  On rapportait en manchette que Michel Tremblay ne croyait plus en la souveraineté du Québec et que l’aspect économique prenait beaucoup trop de place dans le débat.  Si on veut faire la souveraineté, il faut avant tout le faire pour d’autres raisons comme, entre autres, des raisons culturelles ou pour vouloir défendre son identité francophone.

Les deux chefs de partis souverainistes, Duceppe et Boisclair, l’ont appelé dans les jours suivants pour lui dire qu’ils comprenaient sa mise au point et l’esprit de son intervention.  Jusqu’à maintenant tout va bien les réactions sont saines, on est dans un climat civilisé entre êtres humains qui discutent de leurs visions du monde.  Par contre, là ou ça dérape c’est lorsque deux confrères « écrivains», Victor-Lévy Beaulieu et Yves Beauchemin, sautent aux barricades en disant que Tremblay va trop loin qu’il a commis un acte de trahison (!), que monsieur est riche alors qu’évidemment les questions économiques ont moins d’intérêt pour lui et qu’il aurait mieux fait de se taire.  Landry a même sauté dans la mêlée en disant qu’il n’achèterait ni ne lirait plus de Michel Tremblay!  Quelle bande de fieffés individus bornés!

Michel Tremblay raconte que premièrement il était toujours séparatiste comme à la première heure depuis 40 ans.  Ensuite, il dit qu’on est en démocratie et qu’on a le droit d’exprimer ses opinions.  Ce qui est inacceptable est de se faire cracher au visage par ses deux confrères.  « C’est carrément fasciste de vouloir bâillonner l’expression des gens de cette façon» dit le dramaturge. 

Je ne suis pas souverainiste personnellement, mais je suis bien d’accord avec le raisonnement de Tremblay relativement à la liberté d’expression.  Les souverainistes semblent avoir l’épiderme un peu trop sensible et ils sont plus catholiques que le pape en ce qui concerne leur option qui est presque devenue une religion.  Aucune dissension ou questionnement n’est possible pour un artiste québécois qui ose lever le ton et questionner le credo des souverainistes.  Ainsi, ça brasse fort dans la sacro-sainte chapelle indépendantiste…

Pour éviter de tomber dans le totalitarisme et la pensée unique, il faudrait que les souverainistes extrémistes reviennent sur Terre et se calment un peu le pompon.  C’est ce que font les deux chefs indépendantistes, contrairement à Victor Levy Baulieu et Yves Beauchemin qui sont moins habiles, plus soupe au lait, donc moins prudents probablement parce qu’ils ne sont pas de vrais politiciens.

Allo, il y a quelqu’un?  Chers amis, est-ce qu’on a le droit de s’exprimer, de discuter et de faire des mises au point?

Enfin, pour plus de réactions « positives » sur la sortie de Michel Tremblay, lire cet article d’Yves Boisvert.

avril 11, 2006

Delicate Arch, le symbole de l’Utah

Enregistré dans : Panoramique, Photographie, Voyage — J-P @ 6:45 pm

De mon voyage dans le midwest américain, je garde un excellent souvenir de ma visite au Parc National des Arches.  Comme son nom l’indique, on y trouve plusieurs formations rocheuses absolument fascinantes.  On leur ajoute le charme de la lumière matinale ou la clarté chaude du crépuscule et nous avons tous les ingrédients pour capturer dans nos neuronnes ou sur nos capteurs photographiques des images mémorables.  Je ne peux m’empêcher de sourire en pensant que si j’avais écrit cette phrase quelques années auparavant, j’aurais plutôt parlé de pellicule photographique et non de capteur numérique.  Le progrès nous mène en avant à la vitesse grand V, surtout en photographie!

Le parc National des Arches, situé à proximité du petit village de Moab abrite la célèbre Delicate Arch.  Cette arche, devenue le symbole de l’incomparable beauté de l’Utah, se laisse admirer dans toute sa splendeur à la tombée du jour.  Elle resplendit ici sous les derniers rayons chatoillant du Soleil.  Les géologues nomment salmon colored Entrada Sandstone le type de roche composant la plupart des arches du parc.

Delicate Arch et les sommets de La Sal Mountains en arrière-plan 

Cent millions d’années, l’eau, la glace, les températures extrèmes et les mouvements du lit de sel sous-terrain sont tous des artisans qui ont contribué à la formation des paysages rocheux du parc national des arches.  La base de sel du plateau du Colorado s’est deposée il y a 300 million d’années, à l’époque jurassique, suite au retrait des mers qui ont innondé le plateau.

Apportez une bonne réserve d’eau, si vous décidez d’aller l’admirer de près.  La marche de quarante cinq minutes, toute en montée de 4.8km, est plus ardue qu’elle n’en a l’air!  Une fois rendu à l’arche, vous ne manquerez pas de retrouver des dizaines d’admirateurs et de photographes qui attendent que le Soleil jette ses derniers rayons sur l’arche qui défie la gravité, installée sur le bord du grand bol de pierre qui lui sert de support.  Vous pourrez finalement vous détendre suite à votre randonnée en descente à la fin d’un crépuscule inoubliable. 

Cet article de l’encyclopédie Wikipedia donne de bonnes informations et montre de superbes photos haute résolution de Delicate Arch.

avril 10, 2006

Arrivée au Grand Canyon, Septembre 2001

Enregistré dans : Photographie, Voyage — J-P @ 8:00 pm

J’étais sensé partir le 15 septembre 2001 pour Las Vegas et le parc national du Grand Canyon en Arizona.  À cause des attentats du 11 septembre, mon vol a été retardé de 2 jours et je suis en fait embarqué dans le premier vol après le blocus aérien.  Tout s’est bien déroulé et je me suis bien rendu au bord du Grand Canyon le soir de mon arrivée aux USA.  Voici une image saisissante que j’ai prise d’un orage sur le versant nord du canyon.  D’où j’étais sur le versant sud, j’ai cru recevoir quelques fines gouttelettes d’eau.  Cet instant restera gravé dans ma mémoire à jamais.  J’ai soumis l’image dans l’article du Grand Canyon sur l’encyclopédie française Wikipedia.

 

Extrait de journal de voyage

Arrivée au Grand Canyon 17 septembre 2001.

19h.  Je file sur la 64 nord en direction du Grand Canyon. J’ai la gorge serrée en approchant ce lieu mythique dans la brunante. Je ne pourrai pas arriver à temps pour observer le coucher de Soleil au bord la gigantesque faille de 1.6km de profond, mais je n’y peux rien et je savoure chaque seconde de ma course de cinquante milles sur la route qui aboutit au Grand Canyon. Le ciel s’assombrit dans un jaune saturé où se découpe le relief noir des montagnes à ma gauche, vers l’ouest.

Je croise quelques “elks” qui traversent la route devant moi dans l’obscurité. Enfin j’arrive à Yavapai Point du Parc du Grand Canyon. Le ciel noir est pourtant blanchi subtilement par les étoiles. Un ciel que je n’ai pas souvent l’occasion de voir dans toute sa splendeur. Mon premier contact avec le Grand Canyon se fait la nuit et déjà l’expérience s’annonce magique…

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