
Nous sommes ici en Utah au pays des cowboys et des indiens. Monuments gigantesques, climat désertique parsemé de tribus indiennes, Monument Valley, avec ses célèbres Left et Right Mittens (mitaines gauche et droite), est un décor digne des westerns américains. D’ailleurs, plusieurs films de John Wayne y ont été tournés. J’ai eu la chance de photographier cette scène des mittens au lever du Soleil. Spectacle exceptionnel à ne pas manquer si vous êtes dans la région!
En effet, il est possible d’aller admirer le lever du jour tout juste à l’entrée du parc tribal, parc géré et administré par les indiens navajos. Le chemin de terre, désertique à cette heure matinal, qui sillonne l’avant-plan des monuments est emprunté le jour par les véhicules des visiteurs. Attention à la suspension de votre véhicule, car certains endroits du parcours sont plus praticables par les véhicules tout-terrains que par les automobiles.
Un tour guidé dans le parc tribal exploité par les indiens navajos, hors des pistes accessibles aux véhicules des visiteurs, est un des meilleurs moyens pour découvir l’habitat du peuple authoctone et les imposantes masses rocheuses de Monument Valley. En fin de journée, j’ai saisi l’image de cette masse de pierre immense baignée dans un lumière orange.

Voici d’autres belles images de Monument Valley sur Wikipédia.
Ce matin, des bruits de moteurs ronronnant nous intriguent Hélène et moi. Aucune idée de ce que ça peut être de l’intérieur de la maison. Il est encore trop tôt pour tondre le gazon. Puis, en ce jour de congé, nous nous offrons le luxe inhabituel d’une marche matinale. Le mystère des bruits se dévoile alors, nos voisins font couper un grand arbre menaçant, derrière leur maison.

Il est de bonne guerre aujourd’hui de planter des arbres et non de les couper. Je ne peux m’empêcher de penser au documentaire percutant de Richard Desjardins, l’erreur boréale sur les coupes forestières à blanc dans le nord québécois. On coupe tout et on laisse une petite bordure d’arbres le long des routes pour donner l’impression qu’on roule dans la forêt. Je n’ai jamais vu le film, mais j’en ai entendu parler en long et en large. Par contre, je me souviens du très beau film d’animation de Frédéric Bach, L’homme qui plantait des arbres sur le texte de Jean Giono. Une oeuvre magnifique qui a été récompensée aux Oscars.

Assez les souvenirs mélancoliques! Quand les arbres lorgnent de notre côté et ont l’envie de tituber, il est temps d’agir. J’en sais quelque chose puisqu’un arbre qui était dans le parc adjacent à notre terrain s’est effondré l’automne passé sur le toit de mon minuscule cabanon! Le toit a été endommagé. Au lieu de réparer le cabanon où l’on ne peut entrer à l’intérieur tellement il est petit, c’était le prétexte idéal pour le remplacer par un abri plus spacieux. Enfin, nous allons pouvoir ranger les canots, kayaks, tondeuses, pneus, pelles, outils, etc. L’arbre a seulement précipité les choses car il penchait du mauvais côté…