Les bulles de tante Hélène

Tante Hélène se concentre et souffle fort sur l’anneau de plastique.
Isabelle est captivée par les bulles de sa tante et les pointe du doigt.
Elles sont belles, elles sont rondes, elles s’envolent dans les airs.
Il y en a une, deux, trois, quatre, cinq, six.
La photo de ce conte est d’accord avec ce compte.
Oui, six bulles de savon qui volent au-dessus de leurs têtes.
Et puis, pouf, quelques secondes après, elles disparaissent.
Les petites planètes de savon en ont assez de rester rondes.
Les sphères transparentes sont rendues des trous noirs de rien.
Le vide. Zéro.
La seconde et l’heure sont graves.
Évidemment, la gravité de Newton gagne toujours.
Encore et encore, tante Hélène recommence de plus belle.
Elle fabrique d’autres belles pommes et des soleils en savon.
Isabelle sautille et roule les yeux de nouveau dans ses orbites.
Il faut suivre les trajectoires de chaque orbite en plein Soleil.
Le compte repart et le conte aussi…
(Cliquez la photo pour voir la mimique des acteurs, ça vaut de l’or)
Cher Jean-Pierre, Ton conte sera une des choses qui comptent! C’est plein de philosophie: la précarité des choses, la recherche insatiable du bonheur, l’attrait de l’illusion, etc., etc. C’est aussi plein de poésie, avec des trouvailles merveilleuses: petites planètes de savon, trous noirs de rien, soleils en savon, orbites…orbites, conte…compte. Manquent les bulles du pape, les carences de la théorie de Newton… Hurrah!
Commentaire par Gilles Langevin — août 20, 2006 @ 7:29 am
Quelle imagination et qelle belle façon de l’exprimer! J’ai un fils poète et grand penseur qui marche sur les traces de son oncle Gilles… La lecture de ce conte me fait vivre en direct la merveilleue scène à laquelle j’ai assisté. Merci!
Commentaire par Suzanne Lavoie — août 20, 2006 @ 10:27 am