Sur la piste de J-P

mars 31, 2007

L’oeil de la photographe

Enregistré dans : Photographie — J-P @ 10:05 am


Fillette dans un mariage russe. Photographie: Suzanne Lavoie.

Mon père est celui qui m’a inspiré en photographie dès mon jeune âge. Au fil des années et de ses voyages, il avait, lui aussi, développé une passion pour créer des images inusitées. Puis ma mère s’est initiée à la photo depuis sa retraite et, comme on le voit dans plusieurs cas, l’élève a finalement dépassé ses maîtres. Là où beaucoup de photographes travaillent avec patience a développer leur art, il y a des individus comme Suzanne dont le talent les démarque nettement et dont la progression fulgurante leur permet d’atteindre les sommets de l’art.

En effet, Suzanne a l’art de photographier les gens pour figer leurs émotions. Comme dans cette photographie prise en Russie, l’émerveillement de la petite fille, qui porte distraitement la main à son bouquet de roses, est palpable. La fillette est au coeur du va-et-vient des invités et l’image nous transporte avec elle. Le génie du cadrage est finement étudié en dévoilant uniquement le corps de la dame en robe rose à la droite de l’image. L’originalité et la mise en scène des personnages dans cette scène vivante font le succès de cette oeuvre. Il faut un maître de l’instantané tel le photographe français Henri Cartier-Bresson pour réussir des tableaux de la sorte.

Tous les photographes n’ont pas la maîtrise de l’instantané pour créer de pareilles photographies. Mais ce qu’il faut retenir lorsque vous tenter de photographier une scène est d’oublier en partie ce que vous faites. Vous gagneriez à tenter de FAIRE une image et non pas uniquement d’en PRENDRE une. C’est ainsi que vous pourrez aspirer à vous rapprocher de réussites comme celles de ces oeuvres hors du commun de Suzanne.

Quelques autres oeuvres de la photographe:


La photographe au kilomètre zéro en face du Kremlin.

mars 30, 2007

Jeux et rencontres

Enregistré dans : Myriam, Photographie — J-P @ 2:26 pm

Le défi du PLQ

Enregistré dans : Politique — J-P @ 6:24 am

Il n’y a pas que le parti québécois qui doit faire un sérieux examen de conscience et se ressourcer suite aux élections. Le parti libéral, qui a vu s’éroder la masse de ses appuis dans la population francophone (à peine 25% de ce groupe), doit se redéfinir aussi dans sa stratégie au sein de la fédération canadienne. Il en va de sa survie puisque si le PLQ ne passe pas à l’action dans le dossier du problème constitutionnel où le Québec est plongé depuis des décennies, d’autres partis le feront et offriront des solutions plus créatives que le statut quo qui n’est pas acceptable même aux dires de Jean Charest. Le temps de la passivité devrait être révolu si le PLQ ne veut pas se faire damer le pion par l’ADQ et le PQ. Il est grand temps de faire des rénovations dans la cabane du PLQ pour que l’érosion ne continue pas à fair fuir leurs partisans.

C’est le thème de la chronique de M. C. Auger dont voici un extrait:

… Mais il y autre chose. Si autant de Québécois fédéralistes se sont reconnus dans le programme de l’Action démocratique, le 26 mars, c’est aussi parce qu’ils y ont retrouvé la tradition de revendication qui avait toujours été celle du PLQ.

Il n’y a peut-être pas encore beaucoup de viande autour de l’os de l’autonomisme à la sauce ADQ. Mais M. Dumont n’avait pas tort, durant la campagne électorale, de dire que tout ce dont le gouvernement Charest s’est vanté durant la campagne électorale venait plutôt de décisions de Stephen Harper.

À force de répéter que le «fruit n’est pas mûr», le gouvernement Charest a donné aux Québécois l’impression de ne pas avoir de revendications du tout.

On ne se bat peut-être pas dans les autobus à propos du dossier constitutionnel, mais les Québécois trouvent toujours étrange que leur Premier ministre n’ait pas de demandes précises à formuler au gouvernement fédéral.

Depuis une décennie, la polarisation post-référendaire avait été suffisante pour donner des résultats honorables au PLQ. Mais les résultats de lundi montrent que la vieille recette ne marche plus.

Mais s’il veut rester une force politique, le PLQ doit se donner une véritable position de revendication face à Ottawa qui réponde aux aspirations des fédéralistes nationalistes. Parce que ceux-ci ont maintenant l’option d’aller ailleurs.

mars 27, 2007

L’exploit de Super Mario

Enregistré dans : Politique — J-P @ 11:20 am


Caricature: Serge Chapleau

Personne n’aurait pu prédire un tel raz-de-marée adéquiste qui a propulsé l’ADQ avec Mario Dumont dans l’opposition officielle. Les journalistes et les sondeurs d’opinion ont été médusés par le résultat des élections: un gouvernement minoritaire libéral, l’ADQ comme opposition officielle et le PQ relégué au troisième rang. Charest et Boisclair devront maintenant passer à l’action pour reconstruire leur parti tandis que Mario Dumont peut déjà penser à se faire des cartes de futur Premier Ministre comme l’écrit dans sa chronique le journaliste Vincent Marissal:

En fait, le chef de l’ADQ peut déjà commander ses cartes d’affaires avec le titre « premier ministre « tellement les astres qui viennent de s’aligner devant lui le guident directement vers le pouvoir. Les astres, parfois, trompent le voyageur, mais Mario Dumont a démontré dans cette campagne historique qu’il est bien en selle et qu’il sait tenir le cap.

Surtout qu’avec ce résultat, M. Charest n’en a peut-être plus pour très longtemps en politique. Et André Boisclair encore moins.

Ce que je retiens des élections d’hier:

    1) Le gouvernement minoritaire n’est pas nécessairement mauvais pour notre démocratie et au contraire il peut être bénéfique.

On le voit par l’expérience au gouvernement fédéral qui s’avère plutôt positive. Le gouvernement au pouvoir a réussi à faire des choses tout en étant suivi de près par l’opposition. Il est à prévoir qu’il pourra sortir du bon dans le choc des idées et la nouvelle dynamique qui s’installera au parlement québécois. Une chose est sûre, le gouvernement ne pourra pas s’asseoir sur ses “lauriers” et faire n’importe quoi. Il aura un chien de garde qui le suivra de près.

Ensuite, cette émergence fulgurante de l’ADQ prouve que l’argent et le pouvoir ne sont pas absolument nécessaires pour assurer le succès de partis politiques. Comme l’écrit aujourd’hui dans son éditorial André Pratte de La Presse:

Il y a une très bonne nouvelle dans les résultats d’hier. Les Québécois ont pu bouleverser l’ordre politique existant malgré les moyens bien supérieurs des deux grands partis. Cela prouve que, si le régime électoral actuel est désuet, la démocratie québécoise, elle, est encore bien vivante.

    2) Le PQ et l’option souverainiste sont en voie de disparaitre.

Le verdict de la population semble clair, ils ne veulent pas entendre parler de la souveraineté. Le PQ doit penser sérieusement à se reconstruire et revoir son approche s’il veut survivre, sinon ce parti sera peut-être le parti d’une génération qui s’éteindra bientôt. C’est aussi l’avis d’Alain Dubuc dans sa chronique, Une élection historique:

…C’est un message qui marque probablement la fin d’un cycle politique, et le signe que le nationalisme québécois s’exprimera dorénavant par d’autres voies. C’est donc peut-être la fin d’un chapitre de notre histoire politique qui s’était ouvert à la fin des années 60.

La population rejette ainsi les traditionnelles positions de fédéralisme passif à la Jean Charest et de la souveraineté du parti québécois. Le verdict du scrutin indique qu’elle est ouverte à une vision autonomisme que l’ADQ devra peaufiner dans le futur.

    3) Les valeurs des québécois sont remises en question.

L’ADQ est le seul parti qui a poussé avec force une politique familiale renouvelée, une politique qui veut replacer la famille comme valeur fondamentale dans notre société.

Dans le même élan de questionnement des valeurs, Dumont propose une commission pour revoir le statut des personnes du troisième âge.

Il y a aussi toute la question des accomodements raisonnables et de l’extrême ouverture des québécois aux nouvelles réalités. À ce sujet, j’entendais ce matin Denise Bombardier commenter le résultat des élections. Pensons au mariage des personnes de même sexe, à la pseudo-ouverture sans conditions, qui vient largement de Montréal, sur l’ouverture aux mariages gais, à la tolérance extrême des québécois face aux autres cultures. Toutes ces valeurs qui originent presque exclusivement de la culture du Plateau Mont-Royal sont catapultées dans les régions. Aujourd’hui, nous découvrons que les gens des régions du Québec disent “Minute là, nous n’avons jamais été consultés sur tous ces changements de valeurs. Êtes-vous sûrs, les urbains, que vous allez dans la bonne direction?”

Le succès de l’ADQ nous rappelle que les valeurs des québécois ne seront pas uniquement décidées par les urbains de Montréal qui discutent dans les cafés à la mode du Plateau. Richard Martineau disait que les gens de la Côte Nord en ont assez d’entendre les bulletins de circulation des ponts de Montréal. Les urbains ont tendance à mépriser un peu les gens de l’extérieur des grandes villes et de tout vouloir centrer égoïstement les politiques sur le mode de vie de la ville. Ils ont tendance à regarder les “habitants” de haut avec une grande condescendance. C’est une erreur parce que la réalité de l’ensemble des valeurs des québécois ne peut pas être uniquement assimilée à celle des villes. Le modèle de la ville ne peut être appliqué aux régions.

Le succès de Dumont est comme on dit en anglais, un “reality check” et un gros “wake-up call”.

mars 26, 2007

Le vote sort dans Crémazie

Enregistré dans : Photographie, Politique — J-P @ 10:37 am

Je suis allé voté ce matin dans ma circonscription de Crémazie, pôle 146 dans le sous-sol de l’église Saint-Antoine-Marie-Claret. D’après les nombreuses personnes qui attendaient en ligne, j’ai l’impression que “le vote sort fort” aujourd’hui. En tout cas, les gens votent de bonne heure. Il sera intéressant de voir les résultats ce soir puisque Crémazie est un compté baromètre. Est-ce que la péquiste Lisette Lapointe ravira le comté à la libérale Lamquin-Éthier comme le montre les sondages?

mars 25, 2007

Décorations

Enregistré dans : Myriam, Photographie — J-P @ 5:28 pm

La décoration de la chambre de Myriam prend vie. Les dernières additions: un vitrail d’une jeune fille qui arrose une fleur et une petite étagère.

Dernière neige

Enregistré dans : Photographie, Près de chez nous — J-P @ 1:58 pm

Voici l’arrière de chez nous tôt ce matin du 25 mars. Il a neigé légèrement pendant la nuit. Je vous rappelle que nous sommes au printemps et qu’il n’est pas sensé y avoir de neige! Pourtant cette dernière neige était charmante et elle n’a fait que passer.

mars 24, 2007

Déception des libéraux

Enregistré dans : Politique — J-P @ 7:32 pm

À la veille des élections, Alain Dubuc présente aujourd’hui une analyse lucide de la partie nulle de Jean Charest. Il décortique pourquoi le parti libéral se retrouve, malheureusement pour lui, là où il est aujourd’hui, sans être promis à un deuxième mandat majoritaire, parce que Charest et ses libéraux n’ont pas donné leur meilleure performance dans les premières années de leur mandat et puis parce qu’ils ont commis des erreurs stratégiques durant la campagne électorale. Ils n’avaient pas compté que l’ADQ viendrait leur enlever les libéraux qui auraient fini par rentrer au bercail.

Cela se jouera donc, comme au hockey, à la toute fin dans les tirs de barrage.

mars 22, 2007

Myriam se fait coquette

Enregistré dans : Myriam, Photographie — J-P @ 3:44 pm

Oui, Myriam s’est faite belle pour la caméra. Voici ses dernières images en toute exclusivité!

La santé et les politiciens…

Enregistré dans : Politique — J-P @ 7:15 am

La chronique de Foglia sur la santé est à lire aujourd’hui. La conclusion de son texte: il ne faut pas écouter les promesses des partis politiques sur la santé. Péquistes, libéraux, ils ne peuvent pas faire grand chose pour favoriser une médecine efficace. Ils sont tous pareils! De plus, le fait qu’ils fassent de la politique et des promesses avec les cancers des gens est indécent. Ayoye, il frappe fort le monsieur! Mais, je comprends sa révolte. Je reproduis la chronique ici:

À votre santé
Pierre Foglia

Vous n’avez pas tenu vos engagements, M. Charest.

C’est de votre faute, M. Boisclair. Si votre parti, lorsqu’il était au pouvoir, n’avait mis à la retraite anticipée toutes ces infirmières…

Ce matin, à Homier-Roy, la présidente du Conseil du Trésor, Mme Monique Jérôme-Forget, elle aussi parlait de santé avec sa miséricorde habituelle, comme elle aurait parlé d’une autoroute à prolonger.

Êtes-vous tannés de les entendre s’engueuler sur la santé? J’ai rencontré quelqu’un qui n’en peut plus.

En septembre 2003, Marie-France Guy, 39 ans, comptable au CSSS Jeanne-Mance, se découvre une bosse sous le sein droit. Son médecin l’envoie passer une mammographie et une échographie. L’attente pour une échographie au public étant assez longue, Marie-France va au privé (60 $). L’écho révèle une anomalie. Retour à son médecin, qui fait une demande pour une biopsie à Maisonneuve-Rosemont.

Délai d’attente pour la biopsie, à l’époque : six semaines.

Un mois et demi à ne pas savoir. Cancer ou pas? Un mois et demi à se dire, ben non pas moi, et la seconde d’après : pourquoi pas moi? Quand les politiciens parlent d’attente, c’est toujours en se référant au gouvernement précédent. C’est toujours une durée politique.

Vous saurez, M. Boisclair, que les listes d’attente sont moins longues aujourd’hui.

C’est faux, M. Charest, dans votre propre circonscription…

Jamais par leur discours, leurs obstinations, leurs chiffres, jamais l’attente n’apparaît pour ce qu’elle est en réalité : pure angoisse. Marie-France capotait. Cancer ou pas? Les nuits sont infernales. Le jour, le travail occupe l’esprit; mais la nuit, la peur s’installe comme une grosse araignée aux pattes de velours au pied du lit. La famille, les amis sont au courant, ils essaient de vous encourager, vous disent des niaiseries du genre : ça te donne rien de t’énerver. La meilleure que Marie-France a entendue : ça ne doit pas être grave sinon ils t’auraient déjà appelée.

La biopsie révélera un cancer. À partir de là, tout a déboulé très vite. Rencontre avec le chirurgien oncologue, la chimio commençait la semaine suivante. Puis la radiothérapie. Puis deux opérations. Une année de traitement.

En septembre 2003, lorsque Marie-France s’est découvert cette bosse, le gouvernement libéral de M. Charest n’était en poste que depuis avril. On peut donc dire que le cancer de Marie-France a été traité sous «l’ancien régime», avant que les changements radicaux promis par les libéraux ne soient effectifs.

Voyons la différence quatre ans plus tard.

Le 13 février dernier, Marie-France va passer une mammographie de contrôle dans une clinique publique. Mammo suspecte. Le 1er mars, son médecin adresse une demande à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont pour une échographie et une biopsie.

Rebonjour l’angoisse. Marie-France attend un appel de l’hôpital. Onze jours passent. C’est le bureau du médecin qui rappelle : l’hôpital a renvoyé le dossier parce qu’il manque les mammographies. Marie-France récupère les mammos à la clinique, récupère son dossier chez son médecin et va porter le tout à l’hôpital. Elle est furieuse : pourquoi avoir renvoyé le dossier au médecin? Pourquoi ne pas l’avoir appelée directement? Pourquoi ces 10 jours perdus? Un peu de bon sens et d’humanité ne coûteraient pas plus cher.

Le 16 mars, Marie-France appelle à l’hôpital. Elle a la joie de tomber sur une boîte vocale qui déblatère des insignifiances pendant trois minutes avant de conclure que le délai pour un rendez-vous est entre UN et QUATRE mois. Elle laisse ses coordonnées en insistant : dans mon cas précis, combien de temps devrais-je réellement attendre?

Elle trouvera la réponse sur son répondeur le soir même : DEUX MOIS.

Elle pourrait facilement se payer le privé (échographie 120 $, biopsie 40 $) mais un coup de téléphone à la clinique Léger et associés la ramène sur terre : un mois et demi d’attente.

Quand Marie-France entend M. Charest dire que sous les libéraux, les choses se sont grandement améliorées dans le système de santé, quand elle entend M. Boisclair dire que son parti encouragera des habitudes de vie plus saines, quand elle entend M. Dumont promettre la lune, elle se dit qu’ils font de la politique sur son dos, sur son sein.

Les politiciens n’y peuvent rien, elle sait bien. Pour les attentes non plus, ils ne peuvent rien. Mais qu’ils arrêtent donc de s’engueuler, de promettre. La santé ne devrait pas être un enjeu électoral. Les trois partis devraient l’envisager conjointement. La santé ne devrait pas être politique au sens de «parti politique», le seul parti possible, parlant de la santé, étant celui de l’efficacité. Il y a de la malhonnêteté à faire croire à la population qu’il y a une façon libérale ou péquiste ou adéquiste de traiter un cancer du sein. Il n’y en a qu’une : avec diligence, efficacité et humanité.

Les politiciens n’y peuvent rien, elle sait bien. Mais qu’ils arrêtent de faire de la politique avec le cancer des gens, c’est indécent à la fin.

Lundi, elle votera vert.

La bouteillerie du Palais des Papes

Enregistré dans : Photographie, Voyage — J-P @ 4:52 am

Nous ne sommes pas de fins connaisseurs en vin, mais beaucoup de gens font uniquement le voyage en France pour sillonner la route des vins. Alors, Hélène et moi devions absolument faire une visite dans un domaine du vin alors que nous étions en Provence.

Nous nous sommes donc retrouvés, un peu par hasard, à la Bouteillerie du Palais des Papes à Avignon à la fin de notre visite du somptueux palais. Nous avons fait une pierre deux coups en visitant le Palais des Papes et un haut lieu de dégustation de vins. Aménagée dans une salle d’artillerie, à l’arrière du Palais des Papes, la Bouteillerie offre en effet la possibilité aux visiteurs de déguster quelques vins produits dans la région. Il est évidemment encore ici question de papes avec le vignoble de Châteauneuf, qui est situé un peu au nord de la ville et qui est bien sûr devenu célèbre pour son Châteauneuf-du-Pape.

Tout est ainsi étudié dans cette somptueuse salle historique pour séduire les connaisseurs et les néophytes en vins que nous sommes. Le charme de l’énorme cave à vins du palais avec ses murs en pierre y est d’ailleurs pour beaucoup de choses en nous achevant et en portant l’ultime coup de grâce à notre tentation. Il ne pouvait en être autrement pour nous, simples mortels. Nous étions vaincus. Alors, il ne fallait pas rater l’occasion d’acheter sur place une bouteille de Clos de l’Oratoire des Papes qui est un Châteauneuf-du-Pape 1995, puis une bouteille de Muscat de Baumes de Venise du Domaine de La Pigeade 2003.

Voici donc une photo des bouteilles que nous avons rapportées de la célèbre demeure d’Avignon.

Il ne restera qu’à déterminer l’occasion de les boire un jour en pensant aux oliviers que l’on croit frôler en voiture sur les bords des routes embrasées par le soleil effronté de la Provence et en songeant à l’immensité du Palais des Papes. En attendant, au lieu de vieillir dans la crypte des papes, les bouteilles mûrissent patiemment dans notre sous-sol. Puis un jour viendra où elles mourront et en attendant cet instant, comme les gladiateurs de la Rome antique, elles nous saluent bravement. Celles qui mourront nous saluent. Morituri te salutant!

mars 21, 2007

La dernière promesse de Charest: c’est gênant!

Enregistré dans : Politique — J-P @ 7:01 am

Je suis gêné aujourd’hui par la dernière promesse de Charest qui veut utiliser 500 millions de surplus reçus du fédéral pour baisser les impôts. Dans un élan d’opportunisme, Charest fait ainsi une proposition désespérée de dernière minute qui est d’un cynisme incroyable.

Premièrement, il ne baissera jamais les impôts. En 2003, le chef libéral avait promis de réduire les impôts de un milliard de dollars par année pendant cinq ans. Mais, il a violé cet engagement, ce qui lui a été reproché depuis le début de la campagne. Pourquoi le croirait-on maintenant?

Ensuite, notre province est dans la bataille des services pour améliorer nos systèmes déficients en éducation et en santé. Par exemple, il serait logique d’investir quelques millions de plus dans la propreté des hôpitaux, ne serait-ce que d’acheter du savon et de la peinture! Vous ne pensez pas qu’un bon lavage en règle serait bienvenu dans nos hôpitaux? Charest répétait inlassablement qu’il manquait d’argent pour réparer ce qui est tout croche dans le système!

Vraiment, Charest perd aussi toute sa crédibilité face à la population et face au gouvernement fédéral. Toutes les demandes de transfert de fonds du fédéral étaient des mensonges? Nous n’avions pas cruellement besoin de l’argent récupéré d’Ottawa pour améliorer nos services?

Hélas, Charest se lance dans une basse promesse électorale de dernière minute. Lui qui reprochait à Dumont de livrer son cadre financier dans les derniers miles sort un autre chapeau de son sac à la dernière heure. Cette promesse n’est pas sa meilleure trouvaille. Elle est irresponsable et incohérente.

Je suis gêné pour Charest qui est en train de perdre sa crédibilité!

Lire la chronique aujourd’hui de Vincent Marissal dont voici des extraits (lien à venir car elle n’est pas encore en ligne):

… Eh bien, nous avions tout faux. Jean Charest, apparemment, n’a pas besoin de plus d’argent pour fournir ces services, même s’il répète 10 fois par jour depuis le début de cette campagne que la santé est sa “première priorité”, même s’il veut dégeler les frais de scolarité pour accroître le financement des universités, même s’il affirme qu’il n’a pas pu baisser davantage les impôts dans son mandat parce que la situation financière du Québec ne le lui permettait pas, même s’il avoue qu’il manque encore de l’argent dans le budget Flaherty pour l’éducation postsecondaire.

… En fait, M. Charest envoie un bien étrange signal à Stephen Harper: dans le fond, le gouvernement du Québec n’a pas besoin de fonds supplémentaires, il peut les donner en baisse d’impôts. Donc, merci Stephen, mais vous nous avez envoyé 700 millions de trop!

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