Sur la piste de J-P

mai 31, 2007

Fascinant corps humain

Enregistré dans : Art, Photographie, Science — J-P @ 10:49 am


Les patineurs de l’exposition Le Monde du Corps 2

Je suis allé visiter au Centre des Sciences de Montréal l’exposition Le Monde du Corps 2. Voici mes impressions et des images exclusives que j’ai faites de l’exposition.

Aujourd’hui, il n’est pas rare de payer une centaine de dollars pour assister à une partie de hockey, de débourser presque cette somme ou plus pour aller à un concert de musique ou à un spectacle de divertissement, de payer le quart de cette somme pour aller admirer une toile de Monet, par exemple. Je considère que nous faisons une aubaine en déboursant seulement vingt cinq dollars pour aller voir Le Monde du Corps 2. Il est même étonnant que le prix d’entrée soit si bas compte tenu de ce qu’il en coûte pour préparer tous ces organes et corps plastinés.

Pourquoi mon enthousiasme? Parce que, tout comme l’esprit humain, le corps humain est absolument fascinant et cette exposition a le mérite de nous l’enseigner habilement. Aussi, avant toute cette histoire de plastination qui placarde les journaux depuis des semaines, j’étais loin de croire qu’un croque-mort allemand aussi génial soit-il, le docteur Gunther von Hagens, puisse réussir à m’en convaincre si adroitement.

D’abord, les notes explicatives et la présentation des corps, des organes et des différents systèmes internes du corps humain sont éducatives, enrichissantes et faites dans le respect de l’être humain. L’avantage de la technique innovatrice de plastination est qu’elle fait tomber tous les voiles qui nous empêchent de nous voir comme nous sommes, c’est-à-dire fragiles, complexes, mortels. Ceci est vrai tant pour le public en général que pour les gens qui travaillent directement avec le corps humain, comme les médecins ou les thérapeutes.

À propos de médecins, j’étais accompagné de ma mère qui a étudié la médecine il y a plusieurs années. Elle a vu pour la première fois des rotules mécaniques installées dans des genoux, des prothèses artificielles dans les hanches et un stimulateur cardiaque. Elle en fut épatée. “Nous avons l’anatomie devant soi, plus besoin de disséquer” a-t-elle dit. Puis, j’ai entendu plusieurs visiteurs, médecins ou étudiants en médecine, qui étaient fascinés en reconnaissant les organes ou parties du corps humain présentés devant eux. Il est extraordinaire de réaliser que l’analyse de cadavres morts sert à déchiffrer les mystères de la vie.

J’ai regardé les minuscules os de l’oreille interne, gros comme des grains de riz, le système digestif, les minces faisceaux du système nerveux, des tranches du cerveau, les conséquences de l’atrophie du cortex cérébral causé par certaines maladies. J’ai vu les parois rétrécies du coeur qui a subi un infarctus, les métastases qui se développent dans le foie. J’ai aussi vu les conséquences du vieillissement sur l’état du corps. L’artériosclérose qui s’amoncelle en monticules rugueux dans l’aorte chez un individu malade et celle parfaitement lisse d’un individu en santé.

La présentation des corps dans différentes poses, comme celle du joueur de soccer, de la ballerine, du penseur assis, aide à faire comprendre le fonctionnement des muscles et révèle différentes parties de notre anatomie d’un angle différent. On a découvert que la présentation classique des corps bien droits contenait moins d’information que de les présenter figés dans une pose en mouvement, dévoilant ainsi les capacités et la flexibilité des muscles ou des articulations.

Nous vivons dans une société qui occulte la mort et c’est probablement l’origine d’un certain courant qui s’est opposé à l’exposition. Mais pour mieux comprendre le miracle de la vie, comment toutes ces cellules arrivent à travailler ensemble pour nous faire vivre chacun de nous, il est logique de s’aventurer dans l’analyse de ce que la vie n’est pas, soit évidemment la mort. Je ne comprends pas trop la résistance que certains pays ou personnes ont eu à l’origine face à la présentation de l’exposition. D’ailleurs, il n’est pas étonnant qu’elle n’ait pas persistée à long terme puisque l’exposition est faite dans le respect et qu’il y a beaucoup à gagner à voir notre corps tel qu’il est. Cette exposition a le mérite de nous présenter dignement tel que nous sommes, surtout sans badiner ou rire de notre condition humaine. Elle nivelle également les différences entre les individus, les races ou la couleur de la peau. En effet, nous pouvons être blanc, noir, asiatique, riche ou pauvre, notre trait commun à tous est notre corps.


Le penseur vu de face et de côté.

En fait, je crois que ce serait une très bonne idée si de nombreux fumeurs, alcooliques et personnes obèses allaient voir l’exposition. Ils verraient les poumons noircis par le goudron, les effets des cirrhoses du foie, le surplus de gras que doit entretenir le coeur et tous les organes humains. Nous connaissons tous des membres de nos familles, au présent comme au passé, qui auraient tiré parti d’une pareille leçon livrée devant eux en rouge, noir ou blanc. Je gage que certains auraient probablement remis en questions leurs habitudes nocives pour leur propre corps.

Bref, l’exposition du Centre des Sciences m’a ému, m’a éduqué et m’a fasciné. En plus de m’inciter à faire plus attention à mon corps dans la mesure du possible, j’en suis sorti différent parce que je comprends un peu mieux la merveilleuse machine dans laquelle je vis.

mai 28, 2007

L’homme de 65 ans

Enregistré dans : Photographie — J-P @ 7:20 pm

Ma belle-maman voulait des photos de mon beau-papa, Gérald, seul pour son 65ième anniversaire, pour voir l’homme de 65 ans. Son terrain et son pommier lui ont servi de studio pour cette petite séance improvisée de portraits avant une partie de fer-à-cheval où je me suis fais laver par l’homme de 65 ans. Mais je me suis tout de même repris ensuite à la pétanque pour le planter à son tour…
Note pour Gérald: cliquer les photos pour avoir les images en haute résolution, question de pouvoir les imprimer.
Bonne fête encore!

mai 26, 2007

Somme en route

Enregistré dans : Myriam, Photographie — J-P @ 9:16 pm

L’artiste

Enregistré dans : Photographie, Près de chez nous — J-P @ 8:39 pm

Un artiste, originaire du lac St-Jean et habitant Montréal depuis 20 ans, est installé avec son chevalet dans le parc de la Visitation. Il fait un pastel d’une maison entourée de tulipes. Il n’est pas satisfait de son tableau. “On est souvent dur avec soi-même”, comme il dit. Je lui fais remarquer que pour mon oeil extérieur, ce n’est pas mal du tout. La veille, il était en face de la maison en question sur Gouin pour faire la base du dessin au crayon.

mai 25, 2007

Atelier St-Marc

Enregistré dans : Photographie, Près de chez nous — J-P @ 8:53 pm

Pour ceux qui cherchent un atelier de gravure sur verre qui fait du bon travail, l’atelier St-Marc sur Gouin est un endroit à fréquenter. La photo de la vitrine montre des exemples de leurs pièces de verre faites sur mesure. Les clients choisissent les motifs selon leur goût.

Au Beurre Noisette

Enregistré dans : Photographie, Près de chez nous — J-P @ 1:47 pm

C’était mon tour de fêter Hélène pour son anniversaire. Je lui ai fait une surprise en l’emmenant à un bon petit restaurant, le Beurre Noisette. Nous avons été emballés par les plats de type cuisine du marché. En passant, le menu est ici. Nous sommes arrivés tôt à 17h30 à l’ouverture du restaurant et nous avions la place pour nous tout seuls. Le service était impeccable et le fait que nous étions les seuls clients dans la place n’a pu qu’aider. Il parait que les clients arrivent plus tard en soirée vers 20h. Avis aux intéressés si vous voulez avoir un tête à tête en toute exclusivité.

Rue St-Denis

Enregistré dans : Photographie — J-P @ 12:30 pm

Rue Christophe-Colomb

Enregistré dans : Photographie — J-P @ 12:11 pm

Aujourd’hui, le gouvernement constate les échecs

Enregistré dans : Politique — J-P @ 5:01 am

Bon, il fallait s’y attendre au sujet de la santé au Québec. Le gouvernement constate les cuisants échecs de notre système et Castonguay est appelé à la rescousse.

Le réseau de la santé est arrivé à un point de non-retour, estime le gouvernement Charest. Les dépenses en santé sont si élevées que le financement à long terme n’est pas assuré. Il faut donc trouver de nouvelles solutions.

Pour ce faire, le gouvernement mandate un nouveau groupe de travail, qui sera présidé par Claude Castonguay. M. Castonguay est connu comme le père de l’assurance maladie du Québec, mais aussi pour ses sorties publiques en faveur d’une place accrue au privé.

Au moins, Jean Charest a le courage d’admettre que la situation de la santé au Québec est un lamentable échec. Après les élections, on revient soudainement lucide! C’est à pleurer. La veille, on se pète les bretelles et on dit qu’on a bien travaillé durant les dernières années au pouvoir. Vous vous rappelez le beau programme du parti libéral qui encensait les belles réalisations du gouvernement en santé? Et puis on disait: «Voter pour nous les libéraux, la situation est sous contrôle».

Les élections passent et là on est forcé, finalement, de dire que nous sommes dans de beaux draps avec notre système de santé. Sans jeu de mots, nous sommes dans la merde jusqu’au cou. Ce qui était beau et une réussite hier est aujourd’hui un lamentable échec, un point de non-retour.

J’ai un gros scoop pour vous ce matin. Il parait que beaucoup de personnes sont cyniques envers les politiciens. Sans blague! Ne vous demandez pas pourquoi! Si mon père, qui aimait bien suivre l’actualité politique, était vivant aujourd’hui, il dirait: «Quel bande de faiseux et d’hypocrites!»

Maintenant, à quand le même coup de barre et de lucidité des libéraux sur notre système d’éducation?

mai 24, 2007

Qui dirige le Québec?

Enregistré dans : Politique — J-P @ 1:57 pm

Article intéressant écrit par Denis Lessard de La Presse sur cette belle et grande question.

Et, il y a deux semaines, les observateurs avaient retrouvé bien des éléments du programme adéquiste dans le discours d’ouverture du gouvernement. Bulletins scolaires chiffrés, commission d’enquête sur le sort réservé aux aînés, des morceaux importants du plan de l’ADQ en campagne électorale étaient recyclés dans le programme de Jean Charest.

Aujourd’hui, dans son budget, Québec maintiendra le cap sur les baisses d’impôts promises en campagne électorale. À l’époque, l’ADQ ne s’opposait pas aux baisses d’impôts - l’allégement du fardeau fiscal est depuis des années au centre de la plateforme adéquiste. Ce qui était contesté, c’était l’idée d’aiguiller l’argent obtenu au chapitre du déséquilibre fiscal pour les services de santé et d’éducation en «cadeau» aux contribuables.

«La vraie question c’est: qui parle pour la classe moyenne. Qui défend la classe moyenne au Québec?» disait hier le premier ministre Charest.

Jusqu’ici, la classe moyenne a vu le gouvernement faire ce que l’ADQ préconisait la veille.

Grève de bébés gâtés

Enregistré dans : Actualité, Généralités — J-P @ 11:45 am

Au sujet de la grève des employés d’entretien de la société de transport de Montréal. J’applaudis la chronique d’Yves Boisvert, la mort du vieux modèle, qui remet en question le modèle d’une seule catégorie d’employés de la ville que j’appelle des bébés gâtés:

Qui a écrit dans le ciel que l’entretien devait se faire à une seule place par des employés de la société qui foutent le bordel à périodes fixes?

Au moment même où le maire de Montréal nous présente un plan ambitieux pour augmenter l’offre de transports en commun, il est temps de chercher des moyens originaux de l’améliorer, de le rendre plus intéressant, plus efficace, plus souple. Et viables financièrement.

Il est aussi temps de se demander si on en a pour notre argent, vu qu’il faudra beaucoup, beaucoup d’argent. Et que tout le Québec va devoir casquer.

Quelle merveilleuse occasion nous est donnée ces jours-ci, n’est-ce pas?

Les bébés gâtés pourris de la ville de Montréal demandent un réajustement salarial alors qu’ils sont très bien payés, qu’ils sont syndiqués et qu’ils ont d’excellents avantages sociaux. Ils se plaignent le ventre plein. C’est peut-être ça leur problème, ils ne pensent qu’à leur ventre et oublient que dans le monde entier les syndicats ne font pas la loi. Les choses vont changer à Montréal ou devraient changer comme l’écrit le chroniqueur:

Un moment donné, à force d’écoeurer le monde, on l’oblige à se poser des questions plates qu’il ne se posait pas.

Comme: est-il vrai qu’en Grande-Bretagne, quand ils ont privatisé certains services dans les transports en commun, ils ont économisé 42% entre 1986 et 1998?

La semaine dernière, ça n’empêchait pas les gens de dormir. Ce n’est pas si intéressant que ça, d’ailleurs.

C’est juste qu’en attendant l’autobus deux heures, le monde a le temps de jaser

Jaser d’affaires pas agréables comme: avec les économies, on a amélioré le service à Londres. Paraît que dans plusieurs pays scandinaves, on a donné en sous-traitance des contrats d’entretien et des routes de transport.

Ben cout’ donc.

Là, quelqu’un dans la file dit: c’est l’économiste Marcel Boyer qui écrivait ça l’autre jour, mais c’est le président de l’Institut économique de Montréal! Un «think tank» full de droite!

Un autre plus loin dit qu’il est allé en Suède l’année dernière.

Ah, la Suède, ça se glisse toujours bien dans la conversation. Qui dit social-démocratie dit Suède, pas vrai?

Le type qui est allé en Suède explique qu’à Stockholm, l’entretien des métros et autobus est donné par soumission à différents sous-traitants.

En Suède? Êtes-vous certain?

Parfaitement madame, en Suède.

Où est-ce qu’on s’en va, je vous le demande!

Le modèle du travail à la ville de Montréal est malsain pour notre économie et les syndicats exagèrent. C’est le début de la fin de la compétitivité et de la productivité. Je suis quelqu’un qui n’a jamais été syndiqué et n’a jamais eu d’emploi permanent. J’en suis fier, même si je dois vivre des périodes sans emploi. C’est bon pour le caractère individuel. Pour la collectivité, le modèle des entreprises privées est plus efficace que d’entretenir des bébés gâtés qui croient que tout leur est dû.

On voit la gangrène que les monopoles apportent dans nos sociétés. Regardez ce qui se passe en France qui connait un sérieux problème de productivité parce qu’ils ne font pas assez de place au secteur privé, problème auquel Sarkozy veut s’attaquer.

mai 23, 2007

Cour intérieure

Enregistré dans : Photographie, Près de chez nous — J-P @ 8:28 pm

Cour intérieure fleurie dans un centre commercial, le Centre-Laval.

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