Sur la piste de J-P

mai 2, 2006

Les seigneurs du Baluchon

Enregistré dans : Photographie, Voyage — J-P @ 8:49 pm

Comme je le racontais le soir de ma fête, nous sommes allés passer une nuit et une superbe journée à l’auberge et relais gastronomique le Baluchon situé en Mauricie.  Hélène, encore merci pour ce merveilleux cadeau!

 

Le trajet prend environ 1h40 à partir de Montréal, direction Trois-Rivières, en prenant un crochet vers le nord pour atteindre le village de St-Paulin.  Ce n’est pas facile de s’y rendre et une carte ou des indications claires sont nécessaires afin d’arriver sans trop de frustrations au domaine.  Nous avons été ravis par cette région qui fut pour nous une belle découverte.  Peut-être est-ce lié à la nouveauté, mais l’endroit semble plus charmant et attirant que les destinations ou villages plus courus des Laurentides, si l’on pense par exemple au fameux Mont-Tremblant.

Quant au Baluchon, je n’ai pas vu de domaine équivalent au Québec où l’on trouve à proximité à peu près tout comme lieu de villégiature, de gastronomie, de centre de détente et comme site qui peut plaire aux amants de la nature.  D’abord, la beauté et le charme des lieux nous frappent dès le premier coup d’oeil.  L’auberge principale, ainsi que les autres auberges et chalets situés à quelques minutes de marche sont pittoresques et attrayants en se fondant bien dans la forêt environnante.  On peut y faire du ski de fond, du patinage sur la rivière et de la raquette en hiver.  Pendant les autres saisons, on peut y pratiquer de la randonnée pédestre, du kayak, de l’équitation, du vélo, de l’équitation et du tir à l’arc.

Quant à la table, elle est tout simplement extraordinaire avec ses repas à cinq services.  Je goûte encore le monticule de canard fumé à chaud, jeune pousse de sarrasin, ketchup aux fruits des Finesses Gérôme de Saint-Paulin et surtout le divin Médaillon de caribou poêlé du Nunavut, sauce aux trois épices (baie rose, poivre blanc et noir) entourés de légumes et d’une fleur de fuchsia comestible.  Hélène a savouré quant à elle une fine salade tiède à l’effiloché de confit de canard au vinaigre de framboise biologique de la ferme Clément Sauriol de Charette suivi par une déclinaison de cuisse de lapin, suprême de pintade, laquée aux épices et miel de sarrasin.  Le caribou fut arrosé par un agréable et abordable vin italien, le Valpolicella 2004.  J’ai dit à Hélène que je n’avais pas, de mémoire, mangé un repas et une viande si succulente.  Si vous vous laissez tenter un jour, le menu est ici.

Des trottoirs en bois aménagés le long de la rivière du loup invitent à la promenade de jour comme en soirée.  Des petits ponts relient l’île du Sabot, l’île du Curé et la Grande île qui se disputent les eaux de la rivière et ses chutes vigoureuses.

On peut explorer le territoire par de multiples sentiers pédestres.  Entres autres, on peut y visiter une vieille chapelle, un moulin à vent, un magasin général d’antan, l’écurie du Roy, l’étang à canards et la cabane à sucre.  On peut emprunter tantôt le sentier du bas-de-l’île, le chemin du haut-de-l’île, le sentier de la Nouvelle-France, le chemin de l’érablière, le chemin de la chapelle, le sentier de l’archipel…  Bref, il y a du terrain à découvrir et de quoi se délier les jambes sur plusieurs kilomètres.  Nous n’avons parcouru que quelques sentiers durant la journée.  Certains étaient un peu boueux, mais sans que cela nous gênait dans notre randonnée.

Les yeux d’Hélène se sont mis à briller lorsqu’elle a vu l’écurie du Roi.  Je lui ai suggéré qu’elle s’offre une petite randonnée équestre en compagnie d’une jeune cavalière. 

 

Je les ai suivies à pied avec mon appareil photo pendant de longues minutes.  Puis en haut de la plaine, avec le vent de l’ouest, la chapelle et le moulin au loin de l’autre côté de la rivière, les crinières des chevaux fouettées par le vent du printemps, la poussière s’est soulevée et le galop a commencé loin en avant de moi.  Les cavalières disparaissaient derrière la bute à l’horizon. 

Après la marche, ce fut la détente dans le bain chaud, la piscine et le bain sauna.  Les soins de santé seront pour un prochain séjour et Hélène comptera bien emporter son arc et ses flèches…

Les 100 jours de Harper

Enregistré dans : Politique — J-P @ 6:52 pm

Je survole les manchettes des journaux et les éditoriaux d’aujourd’hui en constatant encore que les chroniqueurs politiques et la population en général sont toujours impressionnés par le travail de Harper.  Nous avions perdu l’habitude avec les libéraux de voir un Premier Ministre FAIRE ce qu’il a DIT qu’il FERAIT

Ce changement presque irréel nous réconforte comme si l’on entrait dans un bain chaud.  Si vous avez voté conservateur, vous n’avez pas à regretter votre choix jusqu’à maintenant…   Ainsi, nous continuons à ne pas nous ennuyer des « liberals » d’antan et Harper passe haut la main le test des 100 premiers jours de son règne comme le souligne M.C. Auger dans les extraits suivants: 

Il y a 100 jours aujourd’hui que Stephen Harper a été élu premier ministre d’un gouvernement minoritaire avec, comme on le disait dans le temps, «aucun allié naturel dans une Chambre des Communes hostile». Cela serait un mandat court et difficile, entendait-on souvent à cette époque.

Aujourd’hui, force est de reconnaître que si des élections avaient lieu maintenant, M. Harper obtiendrait sans doute une majorité de sièges.

… 

Ce qu’on entend le plus souvent quand on parle de M. Harper, c’est qu’il a «l’air de savoir où il s’en va». Après Paul Martin qui avait acquis le surnom de «Monsieur hésitation» et Jean Chrétien qui considérait le fait de ne rien faire comme une forme d’art, la détermination du nouveau premier ministre est sa meilleure carte de visite.

À cette qualité, il faut ajouter une forme de pragmatisme qui surprend parfois. Comme lorsqu’il a débauché l’ex-ministre libéral David Emerson pour le faire siéger au Cabinet et nommé Michael Fortier au Sénat pour que Vancouver et Montréal aient une représentation adéquate au Conseil des ministres. Il y avait un coût politique à payer pour avoir cette représentation et M. Harper a démontré qu’il était disposé à le faire. Voici quelqu’un dont le premier réflexe n’est pas de s’éloigner de tout ce qui pourrait le rendre impopulaire.

Ce type de pragmatisme a marqué la plupart des grandes réalisations de ces 100 jours : que ce soit une nouvelle méthode d’examen de ses nominations à la Cour suprême ou l’entente avec les États-Unis sur le bois de construction.

… 

Tout n’est pas gagné, loin de là, pour Stephen Harper. Mais force est de constater qu’il a marqué des points pendant ces 100 jours. Et que le principal argument des libéraux lors de la dernière campagne électorale, surtout en Ontario, soit la peur d’une droite idéologique et rigide, sera pas mal plus difficile à brandir quand viendra le temps de la prochaine élection.

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