Une sordide affaire secoue actuellement l’Angleterre depuis quelques semaines. Le tueur en série de Ipswich fait des ravages et a tué au moins cinq prostituées anglaises. Il parait que le “Ipswich killer” a un énorme appétit sanguinaire et menace de frapper encore. Il se cache probablement dans un corps de bon père de famille ou d’un ancien forcené assoiffé de sang. Les citoyens de la région sont sur les dents comme le rapporte la BBC.
Les corps des dernières victimes viennent d’être découverts dans les derniers jours tout près de la ville de Ipswich. Voir la carte montrant où les victimes ont été retrouvées. Pas besoin de vous dire que les “sex workers” ne se promènent pas seules dans le Red light district ces jours-ci. Espérons que les policiers réussiront à lui tendre un piège et lui mettre la main au collet bientôt. Ce ne sera pas facile car bien que le tueur soit déséquilibré, il ne semble pas être dépourvu intellectuellement.

Je suis tombé sur la chronique de Lysianne Gagnon aujourd’hui dans La Presse où elle dénonce les irrégularités salariales de différentes classes d’employés payés directement par les fonds publics entre le Québec et les autres provinces canadiennes: les médecins spécialistes, les professeurs, les députés, les cols bleus et les cols blancs.
Les médecins spécialistes au Québec sont moins bien payés que ceux des provinces plus pauvres. Tout le monde est d’accord que l’équilibre doit être rétabli, nous voulons des médecins heureux et qui continueront de pratiquer ici. Mais le conflit perdure et bloque sur le rythme et la manière de rétablir cet équilibre salarial. Quant à lui, Alain Dubuc écrivait cette semaine que Couillard récolte maintenant ce qu’il a semé en imposant une loi dure et matraque il y a quelques mois, sur le dos des spécialistes. Je crois, comme le chroniqueur, que le ministre Couillard a été bien maladroit en prenant la ligne dure et en ne démontrant pas un meilleur tact en imposant cette loi. En tout cas, M. Couillard ne méritera pas le prix de meilleur négociateur de l’année.
Paradoxalement, dans notre province où nos politiciens ne cessent de dire que nous manquons d’argent, c’est au Québec que les députés sont les mieux payés. Belle contradiction ! Autre exemple, nos cols bleus ont des salaires faramineux comparativement aux cols bleus des villes des autres provinces. Le salaire moyen des cols bleus est aussi supérieur à celui des cols blancs ! Pour ajouter à cette disparité saugrenue, les cols bleus sont aussi mieux rémunérés que nos professeurs qui ont une plus grande « valeur ajoutée » puisqu’ils ont une plus grande scolarité et puisqu’ils forment les citoyens de demain. Notre échelle de valeur est déréglée, le ramasseur de déchets et le “gosseur” de trous dans nos rues gagne plus que le professeur qui forme les citoyens de demain. Il y a de quoi faire dresser les cheveux sur la tête. On dirait qu’il y a seulement au Québec où il se passe des histoires de la sorte. Nous fonctionnons à l’envers du bon sens!
Trouvez-vous que nous mettons les priorités aux bons endroits au Québec ? Moi, à choisir de favoriser les médecins spécialistes d’un côté et les députés, les politiciens et les cols bleus de l’autre, je favoriserais les médecins qui rendent des services bien plus importants à la société. L’erreur des gouvernements a été de céder au chantage des syndicats, les cols bleus de Jean Lapierre par exemple, et de donner des largesses indues à ces employés de la fonction publique en les payant largement au-dessus de la moyenne. Après ça, on dit qu’on n’a pas assez d’argent pour payer ceux qui le méritent vraiment! Où sont les politiciens qui peuvent redresser notre société? Où sont nos De Gaulle ou nos Churchill? Le Québec en aurait bien besoin car depuis des décennies, il n’y a pas eu ici de politiciens de leur calibre.