Sur la piste de J-P

décembre 22, 2006

Conte de Noël - “Le P’tit Jésus de Prague”

Enregistré dans : Généralités, Podcast — J-P @ 10:05 pm

L’écrivain Claude Jasmin lit à chaque année un de ses contes de Noël sur les ondes de la radio. Nous reculons dans son passé de petit garçon du quartier Villeray à Montréal. L’homme nous raconte comment il vivait ses Noëls d’enfance plongée dans cette autre époque. Ses contes sont des parenthèses rafraichissantes qui nous changent des entrevues, des nouvelles et des faits divers de l’actualité que l’on nous sert habituellement à la radio. Ils agrémentent ma route du matin lorsque je me rends au travail dans la période de Noël.

Ce matin, en voiture, j’ai entendu avec plaisir un autre conte de Jasmin. Cependant, au lieu de présenter celui-ci, j’en ai choisi un autre que l’écrivain a lu il y a deux ans. Vous pouvez écouter et lire son conte de Noël, Le P’tit Jésus de Prague, qu’il a lu en décembre 2004 et dont l’enregistrement se trouve ici:

Vous pouvez télécharger le fichier audio ici.

LE P’TIT JÉSUS DE PRAGUE
Par Claude Jasmin

C’était un vendredi 24, comme aujourd’hui. Un décembre du temps de la guerre. « Demain samedi, demain Noël ». La mort rôdait. Ça allait mal : les nazis allemands partout en Europe, pire encore, l’oncle Ernest, missionnaire en Chine, avait été fait prisonnier des Japonais. Ma p’tite sœur, Marielle, disait qu’à son école les sœurs affirmaient que les Japonais étaient de grands experts en matière de torture. Ma grand-mère qui loge à l’étage, en fut très secouée. Ma mère répétait : « Pauvre Albina, si faible du cœur ». Il y avait aussi que notre docteur avait dit à ma mère : « C’est fini, madame Jasmin, vous pouvez plus avoir d’enfants ». Ça, chez nous, c’était une sorte de lourd secret. On en parlait pas.

Or, ce vendredi-là, le malheur a frappé, en pleine veille de Noël : grand-maman s’est écroulée. À midi. Crise cardiaque fatale. Raide morte juste au dessus de nos têtes, dans sa cuisine. Nous, la trâlée, on prenait notre dîner autour de la table. Il y avait d’abord eu la cloche d’alarme qui avait retenti dans chambre de mes parents. Mon père pris par son restaurant du sous-sol, c’est ma mère qui était montée à toute vitesse. Elle avait trouvé notre chère « mémeille » Jasmin sur le plancher, une aiguille à coudre dans la main, un verre de jus d’orange sur le plancher. Redescendue, elle avait crié dans la porte de la cave : « Édouard ? Ferme vite le restaurant! Ta pauvre mère est tombée, a bouge p’us, rien, est morte ! » Papa avait vite monté l’escalier de la cave. Il avait rien dit. Il s’était comme jeté dans chaise berçante, les yeux fermés bi’n durs.

Drôle de congé de veille de fête, on était tous à table, on avait arrêté de mastiquer nos saucisses. Un silence pesant. Mon frère Raynald, s’était mis à pleurnicher sans trop comprendre ce qui nous arrivait, il avait cinq ans.

M’man y avait donné un beigne plein de sucre en poudre et il avait mordu dedans !

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Mon père avait fini par se redresser, blanc comme un drap, avec maman, il était monté à l’étage voir sa mère morte. J’avais plus faim de rien : ni biscuit aux dates, ni beignet, ni jello rouge, ni pudding chômeur, rien. Grand-maman Jasmin nous faisait de si belles étrennes au Jour de l’an. J’aurai donc rien cette année ?

Plus tard, pendant que Lucille et Marcelle lavaient la vaisselle, j’avais suivi maman au salon. Elle s’était accroupie auprès de la crèche pour y installer un beau p’tit Jésus-de-cire. « Bi’n oui, mon garçon, c’est celui de ta grand’mère, elle en aura p’us jamais besoin. C’est importé de Prague et ça coûte les yeux de la tête ». Il était si beau, tout nu les p’tits bas levés en l’air, peau couleur pêche, les joues roses, les yeux bleus, les cheveux frisés blonds. Je me disais : c’est pas du vol, c’est à cause du secret de famille, le « p’us jamais de p’tit bébé pour ma mère ».

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Maman la débrouillarde arrêtait pas : elle avait appelé d’urgence un prêtre de Sainte-Cécile, le docteur Mousseau, l’entrepreneur de pompes funèbres, Sansregets. Elle allait et venait, répétant : « Eh oui, mes enfants, c’est fini, plus aucune grand-mère à c’t’heure ! Bête hein la vie ? Vous buvez une orangeade et… crac ! Vous raccommodez une robe et… schlac ! Une veille de Noël : nous faire ça ! » Ma mère est allée mettre de ses tourtières dans l’armoire sur la galerie, de ses beignets entre les fenêtres de la cuisine. J’avais dit : « Moman, c’est la fin des beaux cadeaux ? À jamais, non ? » Elle s’était enfin assise, m’avait comme fixé, moi, son plus vieux : « T’ l’ sais, grand-maman était pas pauvre, ça fait que… bin ça se peut que le chalet que ton père a visité à Pointe-Calumet, ça se pourrait qu’on puisse l’acheter pour y passer nos étés ». Puis elle a pris son visage grave : « Écoute moi bien maintenant, j’ ai parlé avec ton père qui est d’accord, tu vas te rendre à la Gare Jean-Talon pour annoncer à ton oncle Léo la mort de sa vieille mère. »

J’avais rien dit sur le coup. Vrai que j’étais le chouchou de mon oncle Léo, vrai que des fois il m’employait comme « helper » sur son train Montréal-Québec, Québec-Montréal. Il était cantinier sur le Ci-Pi-Ar. Il m’accrochait un grand panier en m’enfilant une courroie autour du cou et je me promenais dans les wagons en criant : « Crime soda ? Orange croche ? Biére d’épinette ? Nectar mousseux, cinq cennes ! Sanouiches, baloney, dinde, jambon, poulet ? 15 cennes ! Gâteaux variés, Jos-Louis, Croquettes, Mae-West ? 10 cennes ! » Ça me faisait de l’argent de poche. Je couchais à Québec, mon oncle Léo avait sa chambre dans la rue St-Louis. On allait luncher dans rue St-Jean. Il me payait un « clobe-sanouiches », le « de luxe », avec un pepsi, le « jumbo ». La dernière fois, veille de la Fête du Travail, j’avais vu le Premier ministre Duplesssis en personne, fumant son cigare. Il m’avait pris une « Orange croche » et m’avait donné un dix cennes. Neuf.

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Maman, avec mes sœurs, coupait les croûtes des sandwiches : « Claude, vite, va t’habiller propre, son train entre en gare vers quatre heures, t’as pas de temps à perdre ». J’avais dit : « M’man, une fois à la gare, comment j’vais lui apprendre ça… à quel moment au juste ? » A m’avait dit : « Tu jugeras ça sur place ! » J’étais mal un peu, j’avais ajouté : « Ça devrait pas être papa, non ? » Maman m’a coupé : « Tu connais ton père, pas fort du cœur comme sa mère, ultra sensible, si t’as pas le courage d’y aller, j’irai moi ». J’avais dit : « Non, non, donne-moi l’argent pour le tramway, six coins de rue pis il a neigé toute la nuit ». J’ai ouvert la main. Ensuite, j’étais allé mettre mon « blazer » bleu marine avec l’écusson brodé du collège et… en route.

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Dans mon tramway il y avait un ivrogne joyeux, maigre et chauve qui circulait entre les bancs d’osier en gueulant : « Le tit-Jésus ? cé du jambon ! Le tit-Jésus ? c’est du jambon ! » Les gens scandalisés lui donnait des coups de pied. Il riait. Une fois rendu à la gare Jean-Talon, il y avait un monde fou. J’aimais notre gare, le granit luisant, du marbre rosé, des lampes torchères, la grosse horloge avec les chiffres romains, les barreaux de cuivre doré des guichet et au fond, les grilles, les quais. Un haut-parleur grésillait : « All aboard, all aboard ! En voiture, les passagers pour All-Banny et Niou York, barrière numéro 9, gate number nine : en voiture ! all aboard ! » Ça me faisait rêver d’entendre ces annonces de départs. Un jour, que je me disais, je voyagerai, j’irai très loin, je verrai du pays. Soudain, une voix chuinta : « Porte numéro quatre, gate number four, pour le train venant de Québec ». Bon, ça y était, mon oncle Léo allait m’apparaître. J’ai marché vers les quais. Comment y annoncer ça, que je me répétais. J’aurais voulu me voir ailleurs. Les gens de Québec filaient de tous les côtés.

J’ai fini par l’apercevoir avec sa casquette marine du Ci-Pi-Ar, poussant son diable-à-roulettes chargé de caisses de bouteilles vides. Me suis approché, j’ai dit : « Bonjour mon oncle ! » Il s’est figé : « Tit-Claude ?, qu’est-ce que tu fais icitte ? » J’ai dit : « Rien, c’est ma mère, j’ai une nouvelle à vous annoncer. » Il a sorti son mouchoir s’est épongé le front, m’a offert un manchon de sa charrette. J’ai poussé, la langue sortie. Il riait mais moi, non ! Au bout d’une allée, on était à son « locker », il m’a dit en déchargeant ses caisses : « C’est quoi donc ta nouvelle ? » J’suis resté muet. La voix de Bing Crosby, à tue tête, me dérangeait avec son « I dream of a white chrismass… ». « Y est rien arrivé de grave chez vous, j’espère ». Là, j’ai bafouillé : « Il y que… ben, mémère, votre mère, était p’us en bonne santé, vous l’saviez hen, son cœur, pas vrai ? » L’oncle Léo m’écoutait d’une oreille occupé à cadenasser la porte du placard. « Bon, viens, faut y aller tit-Claude ». Il avait ajusté et réajusté sa casquette, j’étais mal, j’ai dit en marchant vers la sortie : « Je pense que vous allez devoir prendre un congé du Ci-Pi-Ar mon oncle, mémère va pas bien du tout. » « Quoi donc, c’est si sérieux que ça ? », qu’il m’a dit, marchant en revêtant son grand paletot noir. J’ai marmonné : « Ben…on pourrait dire que c’est la fin, mon oncle. Oui, la fin. » Il a grimacé, a ralenti le pas, il a comme allongé la babine du bas, j’ l’ voyais comme un p’tit gars qui fait un « potte ». Qui boude. J’en avais pitié.

On a marché vers les automobiles stationnées dehors. Il fallait que je tienne ma promesse, que je fasse mon annonce, c’était ma mission et je cherchais comment y arriver. Je suis monté à bord de sa Chevrolet rouge vin. Je jugeais que mon père avait été lâche, que c’était pas à un gars de 11 ans d’annoncer une mort pareille. Je lui en voulais à mon père.

Rue Jean-Talon la Chevrolet roulait vers chez nous car mon oncle passait toujours saluer mon père quand il rentrait de Québec. J’aimais descendre au restaurant écouter ces souvenirs de jeunesse sur leur ferme, les entendre rire, les voir s’attendrir en buvant des cafés. Là, j’étais décidé à parler, j’ai dit : « Mon oncle, aussi bien vous avertir, mémeille,a sera p’us là, en haut, à l’étage, ils l’ont transportée ailleurs ! » J’osais même pas le regarder. Un tramway chassait la neige qui tombait à gros flocons et actionnait sa sonnette au coin de Saint-Laurent. Pis j’ai ajouté : « C’est pire que vous pensez mon oncle, on peut dire, ah oui, « le bout de son rouleau ». Comprenez qu’ a remontera p’us jamais au dessus de chez nous. » J’avais les larmes au yeux. Ni à l’église ni à l’école, nulle part, on enseignait pas ça aux enfants : comment annoncer une mort. Surtout une veille de Noël. Je savais plus trop comment m’y prendre, ça fait que j’ai débité tout d’un coup : « C’est fou hen, mon oncle ?, on est là, un bon jour à ravauder une robe, pis bang ! On meurt! On est là, on boit un jus d’orange, pis, badang !’on tombe en pleine face ! »

Au coin d’Henri-Julien, mon oncle a ralenti : « Claude, « qu’est-c’est que c’est » qui est arrivé au juste, parle donc? » Ma honte encore. J’étais un incapable. Mon père allait être obligé de tout lui dire. J’aurai don’pas pu servir d’amortisseur, rien. Je me suis forcé : « C’est que, b’en, disons que votre mère, mon oncle, b’en, est partie ! » Il a marmonné : « Où ça ? Partie comment, où ?, à l’hôpital ? » J’avais la bouche sèche : « Non, mon oncle, non, l’hôpital, ca servirait p’us à rien ». Il a lancé son casque du Ci-PI-Ar sur le siège arrière, il a grogné : « J’sais b’en qu’y a son cœur, qu’était p’us soignable, vous l’avez descendue chez vous, en bas ?, c’est ça ? » J’ai fait « oui » de la tête et c’était pas un vrai mensonge parce —m’man l’avait dit— mémère allait être « exposée » dans notre salon.

Au coin de Jean-Talon, feu rouge, stop. J’ai admiré le sapin géant lumineux dans le parterre de la fleuriste, Mme Larose, pis un autre, « plusse » décoré encore, chez Mme Bourré, la corsetière. Je voyais le pharmacien Besner balayant farouchement la neige, le haut parleur de sa vitrine crachottait : « Dans une étable/Que Jésus est charmant/Qu’il est aimable/dans son avènement » ! Il y avait de la joie dans l’air, ma mémère morte, ça dérangeait pas. Personne. Le feu a passé au vert, mon oncle a tourné sur St-Denis. Arrivé devant le 7068 , mon oncle est sorti en trombe, il a vite vu l’écriteau : « Restaurant fermé, cause de raison majeure ». Il s’est comme jeté dans notre entrée, a ouvert la porte d’un geste vif. Je le suivais, penaud, la radio de la cuisine jouait gaiement : « Les anges dans nos campagnes» et mon oncle Léo s’est enfourné dans le salon. Il a regardé la crèche que papa façonnait en papier-rocher chaque année, il s’est agenouillé comme pour mieux voir le p’tit bébé de cire. Il a dit : « Mais ! C’est le p’tit Jésus-de-Prague de maman ? »

Il l’a pris dans ses gros doigts en se relevant. J’ai entendu la voix de ma mère se rapprochant dans le couloir : «C’est toi mon Léo, eh oui, elle a bu un jus d’orange, a reprisait une robe…», là, prenant mon courage à deux mains, j’ai dit vitement : « Mon oncle, votre mère est morte, à midi ! ». Il a refermé sa main, ça a fait crounch ! Un p’tit crac ! Il avait écrasé le p’tit Jésus de Prague! En entrant dans le salon, ma mère a vu le Jésus de cire pété et mon oncle qui sanglotait comme un bébé. Elle lui a repris le bébé de cire broyé et me l’a donné, je savais pas trop pourquoi.

Je suis allé dans ma chambre et j’ai sorti ma colle à avion. J’entendais parler ma mère : « Léo, tu connais ton frère le grand émotif, j’ai pensé que notre Claude pourrait te faire l’annonce ». Mon oncle Léo a marmonné : « Il a bien fait ça Germaine, il a bien fait ça ». J’ai regardé mon avion « spit-fire » en balsa, me suis dit : « faut que les Allemands nazis se fassent tous écrapoutir, qu’ils paient pour nos tués sur les plages de Normandie ». On aurait dit que j’avais déjà oublié ma mémère. La radio jouait le « Dans une étable/ que Jésus est charmant… », j’ai regardé le bébé de cire éclaté comme le signal que maman aurait p’us jamais de bébés. J’ai repensé à grand-maman morte, qui se fera enterrer, on est comme mou au temps des Fêtes, j’suis v’nu pour chialer mais j’ai pensé à ce chalet au bord d’un lac que sa mort à mémère allait permettre et j’ai ravalé mes larmes. J’étais donc comme tout le monde, je pensais à moi d’abord; j’étais pas différent des autres et j’aimais pas trop ça. Les yeux rougis, mon oncle Léo est venu voir mon « spitfire » de papier de soie. Il a tripoté l’hélice à élastique, mon tube de colle, pis des morceaux du p’tit Jésus-de-Prague fracassé. Il m’a souri, m’a dit : « Tu sais pour ma mère, je savais qu’elle achevait sa vie. Pas vrai que son cœur tenait rien qu’ à un fil ? »

Ça m’a fait du bien.

octobre 19, 2006

Le problème des enfants “manipulateurs-explosifs”

Enregistré dans : Généralités, Podcast — J-P @ 8:39 pm

Après la leçon d’histoire de mon ancien prof d’histoire, je reste aujourd’hui dans le domaine des extraits audio. Je traite ici d’un phénomène qui a pris de l’expansion durant les dernières années au Québec selon plusieurs spécialistes, celui des enfants “explosifs”. Rassurez-vous, les enfants explosifs ne se transforment pas littéralement en kamikazes ou en bombes humaines. Il ne manquerait que ça, avoir des petits bouts-de-chou terroristes…

Ainsi, il n’y a pas que l’échec bureaucratique de nos réformes scolaires qui nuit à l’éducation de nos petits enfants. Selon plusieurs professeurs, de plus en plus d’enfants ont tendance à être violent, donner des coups, mordre leurs camarades ou leur professeur. En classe, lorsque le professeur demande à cet enfant quelque chose de banal, l’enfant contrarié refuse et se met à crier. Il devient frustré, puis à la longue son rendement scolaire chute. Il peut se jetter à terre et essaie de se faire vomir pour essayer de manipuler le professeur! Ces enfants finissent par se faire expulser de leur classe et perturbent l’apprentissage de tout le groupe. Le problème devient alors très sérieux, surtout lorsque les cas se multiplient et que le climat de la classe ne favorise pas l’apprentissage.

Une enseignante, interviewée à la radio par Paul Arcand, fait état de ce phénomène de plus en plus fréquent parmi les enfants d’âge préscolaire et du primaire. Le noeud du problème découle d’un laisser-aller des enfants à la maison et d’un manque de discipline des parents. Il y a là une lacune d’encadrement familial importante par des parents beaucoup trop permissifs et qui ne refusent rien à leurs petits. L’enseignante mentionne que la plupart du temps les parents nient ce problème de comportement lorsqu’ils sont confrontés par les professeurs. Mais il arrive un temps où ils se rendent à l’évidence que le problème a pris racine dans leur propre foyer.

L’enfant à qui l’on ne refuse rien à la maison en bas âge ne comprend pas qu’il y a des limites dans la vie en société. Il n’a pas l’habitude de se faire contrarier, il finit par exploser en classe et rend la vie infernale aux à ses camarades et aux professeurs. Ceci crée un impact direct sur la qualité d’enseignement et sur son propre développement. S’il est roi à la maison, il s’aperçoit qu’il n’est pas le roi dans la société et le choc est brutal. Le petit manipulateur qui manipule ses parents essaie de manipuler ses camarades ou ses professeurs.

Le commentaire de l’enseignante est troublant. Auparavant, il y avait un ou deux enfants explosifs dans une école. Aujourd’hui, il est courant d’en avoir deux ou trois par classe!

Écoutez l’enseignante Marie-Claude Tremblay en entrevue avec Paul Arcand:

Vous pouvez télécharger le fichier audio ici.

Sans revenir à l’époque où le directeur faisait trembler les petits enfants de peur, il faudrait tout de même corriger la situation. C’est avant tout aux parents de mettre des balises et d’encadrer les enfants avec un peu plus de discipline. Un enfant en bas âge ne peut décider par lui même ce qui est bon pour lui, tout comme il n’est pas assez avancé pour faire lui-même les règles du jeu de son évolution. Il n’est pas encore rendu au stade de comprendre les règles du jeu de son apprentissage et de tout décider dans sa vie. Selon ces enquêtes sur le phénomène, beaucoup de parents qui sont en train de fabriquer des enfants-roi et qui peuvent devenir des “enfants explosifs” devraient bien réaliser qu’ils rendent de bien mauvais services à leurs enfants. Ces experts se rejoignent tous en affirmant que les parents devraient prendre leur rôle de tuteur plus à coeur parce que la recette des enfants qui élèvent leurs parents est loin d’être une garantie de succès.

Surtout qu’aujourd’hui, avec les familles éclatées, un enfant a le risque d’avoir deux ou quatre parents et encore plus de grands-parents. Autrefois, les parents avaient plusieurs enfants. Aujourd’hui, les enfants ont plusieurs parents. De là à inverser les rôles, il n’y avait qu’un pas n’est-ce pas? Mais ça fait beaucoup de parents à éduquer pour un petit enfant! On se rend compte que la bonne vieille recette des parents qui devraient élever les enfants est pas mal plus efficace. Hum, est-ce que l’homme a évolué à ce point en 2006 pour faire cette brillante découverte pourrait-on demander avec ironie? :-)

Enfin, c’est aussi le constat de Pierre St-Germain, président de l’association des professeurs de Montréal. Écoutez l’entrevue qu’il a donnée sur la chaine radio de Radio-Canada:

Vous pouvez télécharger le fichier audio ici.

octobre 17, 2006

Une leçon sur la Corée

Enregistré dans : Généralités, Podcast — J-P @ 7:24 pm

Lorsque j’étais en secondaire cinq, j’ai eu la chance d’avoir été l’élève d’un professeur d’histoire mondiale passionné et très compétent. André Champagne est le genre de professeur qui sait vendre et transmettre sa matière aux étudiants. Il est aujourd’hui toujours professeur d’histoire et fait des chroniques d’histoire à la radio les fins de semaine à l’émission Pourquoi pas Dimanche de Joël Le Bigot sur la première chaine de Radio-Canada.

La semaine passée, il a servi une chronique captivante pour expliquer les grandes lignes de l’histoire de la Corée dont on entend beaucoup parler actuellement suite aux essais nucléaires menés par le dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-il. Tout un méchant moineau que ce dictateur communiste qui donne des frousses aux plus grands de ce monde!

Le fait d’entendre mon ancien professeur me fait reculer dans le temps, comme si j’entendais une autre de ses fascinantes leçons d’histoire. Si vous n’avez jamais vu le personnage, sachez qu’il possède de grands yeux noirs qu’il ouvre presque démesurément au rythme de son discours passionné. L’effet des yeux à la Jean-Luc Mongrain était saisissant. J’avais aussi un professeur de français qui passait quinze minutes debout sur une jambe et quinze minutes sur l’autre en alternance. Nous l’appelions le flamand rose, mais ceci est une autre histoire…

Pour de l’histoire authentique, écoutez la leçon d’histoire d’André Champagne sur la Corée (5 minutes):

Vous pouvez télécharger le fichier audio ici.

septembre 27, 2006

La superbe publicité de Honda

Enregistré dans : Généralités, Podcast — J-P @ 7:06 pm

Grâce à mon ami Martineau, je vous présente une des meilleures annonces publicitaires que j’ai vue à date, moi aussi. Un petit chef-d’oeuvre carrément génial! Aussi, comme je conduis une Honda Accord qui fête son 10ième anniversaire et ses 205 000 km au compteur, cette annonce a de quoi me ravir.

La réalisation de la publicité a duré plusieurs mois et pas moins de huit personnes y ont travaillé à temps plein. Il aura fallu faire beaucoup d’essais et de tests pour faire bouger avec précision toutes les pièces de la célèbre automobile dans cette longue séquence acrobatique. Regardez le clip vidéo jusqu’à la fin et vous allez comprendre.

De plus, ce qu’ils disent est vrai. Je parle par expérience, THAT CAR WORKS!

Il y a beaucoup d’informations sur cette publicité qu’on appelle “Cog”, presque complètement faite sans trucage et effets spéciaux, dans cet article sur Wikipedia.

Un documentaire sur la réalisation du vidéo est ici.

septembre 22, 2006

Le guitariste virtuose

Enregistré dans : Généralités, Podcast — J-P @ 11:17 pm

Pour nous changer de l’esprit erratique de Mme Wong, voici un asiatique qui, lui, a quelque chose de merveilleux à nous présenter.

En décembre 2005, le jeune guitariste Koréen de 22 ans, Lim Jeong-Hyun, a diffusé sur Youtube son interprétation du Canon de Pachelbel. Son clip vidéo a été visionné plus de neuf millions de fois et a propulsé le jeune homme vers une renommée internationale.

Voyez son jeu de mains sur l’instrument et, surtout, écoutez sa musique. Si Mozart avait joué de la guitare, il n’aurait pas mieux fait. C’est absolument génial et presque magique! Tellement extraordinaire, que je l’ai fait jouer trois ou quatre fois de suite…

septembre 12, 2006

Les voisins du World Trade Center

Enregistré dans : Généralités, Podcast — J-P @ 8:57 pm

Voici une séquence vidéo capturée par des gens qui habitaient à quelques centaines de mètres des tours du World Trade Center en septembre 2001. Ils ont vécu les attaques horribles, en direct de leur salon, témoins de toute cette destruction, du bruit des sirènes de polices et de pompiers. Après l’effondrement des tours, la fumée menaçante avançait tranquillement vers leur appartement… Vision assez surréaliste.

septembre 4, 2006

Les 10 meilleures présentations de tous les temps

Enregistré dans : Généralités, Podcast — J-P @ 7:39 am

Voici un article que j’ai trouvé sur les meilleures présentations, les plus grands discours de tous les temps: The Top 10 presentations ever. Le titre est un peu pompeux puisqu’il s’agit de présentations oratoires qui sont disponibles en vidéo depuis une quarantaine d’années. Les discours plus anciens n’y figurent pas, mais bon, il n’y avait pas de caméras dans le temps pour vous permettre de voir comment le discours a été réellement livré par l’orateur. En effet, il est difficile de porter un jugement sur l’orateur si vous ne le voyez ou ne l’entendez pas, n’est-ce pas? Le texte et le message peuvent être magnifiques, mais de quelle façon ont-ils été rendus?

Ainsi, vous pouvez voir maintenant la présentation captivante de Steve Jobs, le fondateur d’Apple, qui présente ici le nouvel ordinateur Macintosh en 1984 avec style, humour et un bon sens théâtral. La suite est bien connue, la place qu’a gagné la compagnie Apple et l’ordinateur individuel dans le monde ont marqué l’histoire.

Mais il y a une présentation encore plus puissante que celle de Jobs, la fameuse élocution de Martin Luther King “I have a Dream”.

Martin Luther King “I have a Dream’

Parmi la liste des présentations célèbres de l’article, la palme du discours historique va donc, selon moi, au Dr. Martin Luther King, pour “I have a Dream”, prononcé le 28 août 1963 à Washington et qui est une partie importante de l’American Civil Rights Movement. Le révérend parle avec force, émotion et détermination du rêve qu’un jour ses petits enfants pourront vivre avec les blancs sans ségrégation raciale. Le rêve qu’un jour ses petits enfants ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par la vivacité de leur esprit.

Le discours monumental de King, qui a changé la trajectoire historique des États-Unis, est absolument brillant. Sa puissance oratoire nous fait frissonner 40 ans plus tard. J’affiche l’essentiel de sa présentation vidéo ici (durée: 4 minutes). À ne pas manquer.

La version intégrale du discours de 17 minutes est ici.

Pour écouter la version audio de “I have a dream”, c’est ici:

Vous pouvez télécharger le fichier audio ici.

Enfin, le texte du discours de King est disponible ici en PDF .

août 10, 2006

Une centaine d’infanticides par an au Québec

Enregistré dans : Actualité, Généralités, Podcast — J-P @ 6:14 pm

Je ne vous compte pas une blague et vous ne rêvez pas. Il se commet une centaine d’infanticides par année au Québec. C’est ce que le docteur Jean-François Chicoine a révélé au journaliste Normand Lester sur les ondes radio ce midi. Des bébés parfaitement viables après 8 ou 9 mois de grossesses sont tués dans des avortements plus que tardifs. En effet, à ce stade avancé de la grossesse, nous ne parlons pas vraiment d’avortement, mais plutôt de meurtre. Le plus choquant, ces infanticides sont cautionnés par le gouvernement du Québec et commis par une poignée de médecins dans un CLSC de Montréal!

Comment on tue ces enfants? Est-ce qu’on étouffe les bébés ou on leur donne une injection létale? Le docteur Chicoine ne sait pas et ne veut pas savoir comment ses confrères font ces actes, tellement il est dégoutté. Ce qui le déçoit amèrement est qu’il n’y a pas d’efforts faits par le système social pour s’occuper de ces mères troublées. Elles se rendent à ce moyen extrême “d’interruption de grossesse” si près de la naissance, au lieu de donner leur enfant en adoption, ce qui serait une alternative plus souhaitable à ces boucheries. Ces situations sont compliquées, mais il faudrait travailler plus fort pour sauver ces enfants et non les tuer.

Quel monde de fou, des centaines de parents québécois font des pieds et des mains pour aller adopter des enfants en Chine pendant qu’on tue des bébés viables à Montréal. Êtes-vous fiers de votre gouvernement? Allez-vous bien dormir ce soir?

Écoutez l’entrevue avec le docteur Chicoine:

Vous pouvez télécharger le fichier audio ici.

Au sujet des avortement tardifs, ce texte de Gilles Guénette, écrit en 2004, éclaire sur cette pratique. Voici un extrait:

Si le Québec envoie ses « patientes » aux États-Unis, ce n’est pas parce que les avortements tardifs (24 semaines et +) sont illégaux dans la Belle Province, mais parce qu’aucun médecin ici n’est en mesure d’offrir le service. « [N]ous en sommes rendus à pouvoir faire des avortements à 23 semaines, d’expliquer Claude Paquin de la clinique médicale Fémina, un établissement privé de Montréal qui se spécialise dans les avortements. Ça prend du courage(2) et de bonnes habiletés techniques pour faire ça. »

Au Canada, il n’y a pas de limite de semaines pour pratiquer un avortement, à la condition qu’il n’y ait pas de « naissance vivante ». Techniquement, une femme peut se faire avorter le jour de son accouchement. Tout ce dont elle a besoin, c’est d’un courageux médecin prêt à le faire. Mais même le père de l’avortement libre et gratuit au Canada, le Dr Henry Morgentaler, se dit mal à l’aise à l’idée d’interrompre une grossesse ayant dépassé le cap des 22 semaines: « Nous n’avortons pas des bébés, nous avortons des foetus, avant qu’ils ne deviennent des bébés. »

Qu’à cela ne tienne, une porte-parole du ministre de la Santé, Philippe Couillard, annonçait le 11 septembre dernier qu’un médecin spécialiste était présentement en formation (en ajoutant qu’« on ne refera pas le débat sur le droit à l’avortement »). Les Québécoises enceintes de plus de six mois n’auront donc plus à s’exiler aux États-Unis pour interrompre leur grossesse. Une excellente nouvelle pour la désormais célèbre Chantal Daigle(3) qui estime qu’il ne devrait pas y avoir de limite de temps pour recourir à l’avortement.

À un stade de 26 semaines, neuf foetus sur dix peuvent survivre à l’extérieur du sein de leur mère, leurs yeux sont partiellement ouverts et ils distinguent la lumière. « Il est rare, d’ajouter la journaliste de La Presse, qu’une femme attende aussi longtemps avant de subir un avortement, mais ce sont souvent les mêmes qui se retrouvent dans cette catégorie: les malchanceuses et les ambivalentes qui n’arrivent pas à se décider. »

juillet 11, 2006

Charest à Paris ou la tempête dans un verre d’eau

Enregistré dans : Podcast, Politique — J-P @ 7:00 am

Charest tente d’attirer l’attention des Français…
À défaut, il a attiré l’attention des pauvres souverainistes.

Dimanche dernier notre Premier Ministre québécois, Jean Charest, donnait à Paris une entrevue sur TV5/Europe 1 à l’émission de Jean-Pierre ELKABBACH, Le Grand Rendez-Vous. La déclaration de Charest à savoir que le Québec avait les moyens d’être indépendant a allumé les fusées d’André Boisclair qui voit une victoire souverainiste dans les propos de Jean Charest. Il n’y a pas grand chose de nouveau dans la déclaration de Charest, même si je dois avouer qu’il s’est mis un peu les pieds dans les plats. La plupart des gens savent que le Québec pourrait bien devenir un pays comme il en existe des dizaines d’autres dans le monde. Charest a répliqué que ce n’est pas, selon lui, dans l’intérêt du Québec de poursuivre seul son chemin en essayant d’éteindre le feu de poudre de Boisclair. Belle affaire à Paris, qui fait jaser le Québec en intermède au Mondial 2006. Ah oui, on a eu droit aussi à de bon échanges sur le “foot” entre les intervieweurs et Charest qui a joué au soccer dans son enfance…

Voici la réaction de Michel Vastel sur son blogue à propos de l’entrevue intégrale que j’ai récupérée du site d’Europe 1 et que je vous fais entendre tout de suite à la fin de ce billet. Vous pourrez ainsi en juger par vous-même.

Du grand Charest!
Je viens d’écouter l’entrevue intégrale du premier ministre du Québec au Grand Rendez-Vous de TV5 / Europe 1 grâce à l’adresse que je vous ai communiquée un peu plus tôt ce soir. Du grand Charest… Ou du grand Québec si vous préférez! Un Québec qui «a les moyens» en somme…

Jean Charest y discute de politique canadienne et pas seulement québécoise, de relations franco américaines et de relations canado américaines. Évidemment, son séjour à Ottawa - ministre de Brian Mulroney - ne lui nuit pas, en particulier sur les questions d’environnement.

Quel malheur que tant de débats se soient tenus sur un entretien de près d’une heure que personne n’avait écouté. Il y en a beaucoup qui ont parlé à travers leur chapeau.

Si j’osais, je dirais que nous nous sommes collectivement comportés comme des colons. La phrase qu’il avait prononcée à Paris prenait soudain toute une importance: c’était Paris! Tout le monde, à commencer par les journa listes qui accompagnaient M. Charest, et nos politiciens, et nos pontifes d’ici, se sont crus autorisés de commenter.

Cela ne venait-il pas de Paris? Colons va!

Écoutez l’entrevue intégrale de Jean Charest (50 minutes):

Vous pouvez télécharger le fichier audio ici.

juillet 4, 2006

La police se fait ramasser…

Enregistré dans : Actualité, Podcast — J-P @ 6:58 pm

L’animateur féroce Gilles Proulx se défoule sur les policiers dans cette entrevue sur les ondes de 98,5 FM. Il passe un savon à Paulin Aubé, vice-président de la fédération des policiers municipaux du Québec, sur le mauvais travail des corps policiers du Québec. La police d’aujourd’hui n’est plus bien efficace, selon l’animateur. Le policier essaie de rester courtois et patient en répétant qu’il est fier du travail des policiers.

Une entrevue amusante à entendre ici:

Vous pouvez télécharger le fichier audio ici.

juin 30, 2006

Premiers échos de bébé

Enregistré dans : Généralités, Myriam, Podcast — J-P @ 11:04 pm

Jeudi matin, huit heures moins quart, nous entrons dans l’ancienne banque d’Hélène. L’édifice de la Côte-des-Neiges a été converti en clinique médicale privée ultra spécialisée, spacieuse et moderne. Nous sommes assez excités puisque c’est aujourd’hui la première échographie de bébé.

L’infirmière installe Hélène confortablement et applique la gelée sur son ventre pour faire l’examen. J’avais lu rapidement la veille la définition d’échographie sur Wikipédia. Des ondes sonores sont transmises par un transducteur et leurs *échos* sont représentés en *graphique* d’où les racines du mot échographie. Mais laissons la technique en second plan et passons maintenant aux choses sérieuses. Place à la vie et à l’excitation de voir les premières images de bébé.

Bébé miniature est en construction dans ce chantier cellulaire hautement automatisé que nous réussissions à sonder comme par sorcellerie. Je me dis que c’est un peu incroyable de voir en direct tout ce qui se passe dans le ventre d’Hélène. Ainsi c’est vrai, il y a un bébé dans le ventre de maman! L’abstrait devient subitement plus réel, la maman me sourit, le bébé fait des culbutes, mon coeur bat plus vite, je vais être un papa!

Bébé fait des roulades et se tortille les jambes. Il *flippe* comme flipper le dauphin. Tantôt il apparaît de côté, de face, de dos, du haut de la tête. On voit son coeur battre. Parfois il pousse sur ses jambes et il rebondi sur les parois de sa petite maison en forme de sac. Deux jambes, deux pieds, deux bras, une tête, les deux hémisphères du cerveau, la colonne vertébrale et ses petites vertèbres, les mains, le nez, les yeux, le cordon ombilical, tout est là déjà.  L’infirmière mesure avec son ordinateur par quelques clics de souris la taille de bébé, cinq centimètres de la tête au coccyx, deux centimètres pour les jambes, en tout sept centimètres.  Elle nous fait entendre les battements rapide du petit coeur par les haut-parleurs: les boum-boum-boums mitraillent en rafale.  Sur l’écran, nous voyons clairement la région du coeur qui bouge pendant que la fanfare et les clairons de bébé nous martèlent les oreilles.

J’ai mon appareil photo et je filme les mouvements de bébé sur l’écran qui surplombe Hélène. Nos yeux émerveillés sont rivés à l’écran où bébé fait ses culbutes.  (Tous les détails sont dans la séquence vidéo à la fin de ce billet).  Puis, l’infirmière passe à la partie sérieuse de son travail. Elle profite de la bonne position de bébé pour faire l’examen de la clarté nucale. Elle mesure l’épaisseur de la couche de liquide derrière la nuque de bébé. La longueur est normale et tout est en ordre. L’infirmière nous montre l’estomac qui apparait noir sur le moniteur, parce qu’il est plein de liquide. Bon signe, bébé s’alimente et boit bien. Puis, l’infirmière attire notre attention sur le bourgeon du sexe. Elle nous dit que comme il est dans le sens du corps du bébé, il y a plus de probabilité que ça soit une fille. Si l’angle avait été supérieur à trente degrés, elle aurait penché plutôt pour un garçon. Mais il n’y a encore rien de certain à ce stade-ci de la grossesse.

L’infirmière nous remet un CD contenant les images prises par l’appareil d’échographie.  En sortant de la clinique, Hélène a un petit creux de femme enceinte. Nous traversons Côte-des-Neiges pour aller au Tim Horton. L’endroit est bondé, il y a une file d’une trentaine de clients et ce sera beaucoup trop long. Je propose à Hélène d’aller au Tim Horton près du centre Rockland sur notre chemin du retour et arrivés à mon auto, Hélène dit:”le cd-rom n’est pas dans l’enveloppe”. Oups, je crois que je l’ai échappé par mégarde. Je cours vers la clinique et quelle chance, le CD est là qui m’attend sagement sur le trottoir. C’est ma première petite frousse causée par bébé! Il paraît qu’il y en aura beaucoup, beaucoup, beaucoup d’autres… Mais maintenant, tout va bien.

Après ma journée au travail et de retour à la maison, le photographe en moi n’a pas attendu bien longtemps avant de faire une composition des images avec le logiciel Photoshop.  Voici le montage que j’ai fait des images:

Ici, je présente la même image en plus grand format pour mieux voir les petits détails de bébé (se déplacer vers la droite pour voir toutes les images):

Maintenant, place au ballet, aux roulades, aux culbutes et aux acrobaties de bébé que vous pouvez voir par la magie du vidéo. Les photos statiques de l’échographie sont bien impressionnantes, mais la beauté de l’examen est encore plus frappante en voyant tous les mouvements du petit être qui s’exécute devant nos yeux. Évidemment, j’ai gardé le gâteau pour la fin. Mesdames et messieurs, voici la toute première mondiale de bébé dans ce petit vidéo que j’ai monté de l’échographie avec en prime nos commentaires audio. (Cliquer une ou deux fois sur la flèche “play” pour le faire jouer. Durée: 11 minutes).

juin 25, 2006

Dernière ronde politique de “Vindicatif présent”

Enregistré dans : Podcast, Politique — J-P @ 8:17 am

Vendredi passé se déroulait en public, après une aventure de 11 ans, la dernière émission d’indicatif présent avec Marie-France Bazzo. Vindicatif présent était un segment de l’émission réalisé avec des chroniqueurs et franc-tireurs qui commentent allègrement l’actualité politique. Je vous présente ici l’extrait de cette dernière table ronde sur le bilan de l’année politique avec Chantal Hébert, Michel C. Auger, Christian Dufour, Bernard St-Laurent, Dennis Trudeau.

Les cinq panélistes nous font part de leur personnalité de l’année, de la citation de l’année, de la grande déception de l’année, de leur prédiction sur le moment des prochaines élections provinciales et fédérales, du titre du film qui porterait sur la dernière année politique, de la mascotte de l’année et du chalet à surveiller cet été.

Écouter:

Vous pouvez télécharger le fichier audio ici.

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