Sur la piste de J-P

juin 28, 2008

Le Festival International de Jazz de Montréal en 360

Le Festival International de Jazz de Montréal a débuté en force cette semaine avec l’Hommage à Léonard Cohen jeudi soir. La foule était immense, tout comme l’émotion. Je suis aussi heureux d’annoncer que le Festival m’a engagé pour produire des images interactives pour lui durant l’évènement. Pour l’instant, il présente l’Hommage à Léonard Cohen. Ensuite il y a un musicien assez original, That 1 Guy, qui a utilisé ses connaissances en plomberie pour concevoir son instrument de musique original qui a une sonorité surprenante. That 1 Guy joue dans le magnifique Pavillon Heineken qui a été transporté d’Allemagne et rebâti sur place pour la circonstance. Qu’est-ce qu’on ne fait pas avec le principe d’Ikea?


Hommage à Léonard Cohen

Voir et écouter ces évènements sur cette page du Festival ou en cliquant sur l’image plus bas.

Si vous allez faire une visite en personne sur le site physique, bon festival!


That 1 Guy

février 21, 2008

L’éclipse lunaire vue de Montréal

Enregistré dans : Actualité, Photographie, Près de chez nous, Science — J-P @ 2:25 pm

Voici une séquence d’images que j’ai prises de l’éclipse lunaire hier soir à Montréal. Des astronomes amateurs s’étaient réunis dans le parc de la Visitation pour observer le phénomène. J’étais en bonne compagnie avec quelques photographes et des gens qui scrutaient le ciel avec leur télescope. Il faisait froid et j’ai décidé de plier bagages un peu avant 23h.

La séquence d’images montre des étapes de l’évolution de l’éclipse. La lune presque complètement obscurcie avant d’entrer dans l’ombre totale de la Terre (image: 21h51) et deux images alors qu’elle est entièrement dans l’ombre de notre planète (images: 22h08 et 22h37). Puis, finalement, un peu avant de sortir de l’ombre de la Terre (image: 22h47) alors que la clarté se fait de plus en plus forte et que le Soleil recommence à éclairer la lune de nouveau.

Appareil utilisé: Canon 40D, objectif 300mm.

mai 31, 2007

Fascinant corps humain

Enregistré dans : Art, Photographie, Science — J-P @ 10:49 am


Les patineurs de l’exposition Le Monde du Corps 2

Je suis allé visiter au Centre des Sciences de Montréal l’exposition Le Monde du Corps 2. Voici mes impressions et des images exclusives que j’ai faites de l’exposition.

Aujourd’hui, il n’est pas rare de payer une centaine de dollars pour assister à une partie de hockey, de débourser presque cette somme ou plus pour aller à un concert de musique ou à un spectacle de divertissement, de payer le quart de cette somme pour aller admirer une toile de Monet, par exemple. Je considère que nous faisons une aubaine en déboursant seulement vingt cinq dollars pour aller voir Le Monde du Corps 2. Il est même étonnant que le prix d’entrée soit si bas compte tenu de ce qu’il en coûte pour préparer tous ces organes et corps plastinés.

Pourquoi mon enthousiasme? Parce que, tout comme l’esprit humain, le corps humain est absolument fascinant et cette exposition a le mérite de nous l’enseigner habilement. Aussi, avant toute cette histoire de plastination qui placarde les journaux depuis des semaines, j’étais loin de croire qu’un croque-mort allemand aussi génial soit-il, le docteur Gunther von Hagens, puisse réussir à m’en convaincre si adroitement.

D’abord, les notes explicatives et la présentation des corps, des organes et des différents systèmes internes du corps humain sont éducatives, enrichissantes et faites dans le respect de l’être humain. L’avantage de la technique innovatrice de plastination est qu’elle fait tomber tous les voiles qui nous empêchent de nous voir comme nous sommes, c’est-à-dire fragiles, complexes, mortels. Ceci est vrai tant pour le public en général que pour les gens qui travaillent directement avec le corps humain, comme les médecins ou les thérapeutes.

À propos de médecins, j’étais accompagné de ma mère qui a étudié la médecine il y a plusieurs années. Elle a vu pour la première fois des rotules mécaniques installées dans des genoux, des prothèses artificielles dans les hanches et un stimulateur cardiaque. Elle en fut épatée. “Nous avons l’anatomie devant soi, plus besoin de disséquer” a-t-elle dit. Puis, j’ai entendu plusieurs visiteurs, médecins ou étudiants en médecine, qui étaient fascinés en reconnaissant les organes ou parties du corps humain présentés devant eux. Il est extraordinaire de réaliser que l’analyse de cadavres morts sert à déchiffrer les mystères de la vie.

J’ai regardé les minuscules os de l’oreille interne, gros comme des grains de riz, le système digestif, les minces faisceaux du système nerveux, des tranches du cerveau, les conséquences de l’atrophie du cortex cérébral causé par certaines maladies. J’ai vu les parois rétrécies du coeur qui a subi un infarctus, les métastases qui se développent dans le foie. J’ai aussi vu les conséquences du vieillissement sur l’état du corps. L’artériosclérose qui s’amoncelle en monticules rugueux dans l’aorte chez un individu malade et celle parfaitement lisse d’un individu en santé.

La présentation des corps dans différentes poses, comme celle du joueur de soccer, de la ballerine, du penseur assis, aide à faire comprendre le fonctionnement des muscles et révèle différentes parties de notre anatomie d’un angle différent. On a découvert que la présentation classique des corps bien droits contenait moins d’information que de les présenter figés dans une pose en mouvement, dévoilant ainsi les capacités et la flexibilité des muscles ou des articulations.

Nous vivons dans une société qui occulte la mort et c’est probablement l’origine d’un certain courant qui s’est opposé à l’exposition. Mais pour mieux comprendre le miracle de la vie, comment toutes ces cellules arrivent à travailler ensemble pour nous faire vivre chacun de nous, il est logique de s’aventurer dans l’analyse de ce que la vie n’est pas, soit évidemment la mort. Je ne comprends pas trop la résistance que certains pays ou personnes ont eu à l’origine face à la présentation de l’exposition. D’ailleurs, il n’est pas étonnant qu’elle n’ait pas persistée à long terme puisque l’exposition est faite dans le respect et qu’il y a beaucoup à gagner à voir notre corps tel qu’il est. Cette exposition a le mérite de nous présenter dignement tel que nous sommes, surtout sans badiner ou rire de notre condition humaine. Elle nivelle également les différences entre les individus, les races ou la couleur de la peau. En effet, nous pouvons être blanc, noir, asiatique, riche ou pauvre, notre trait commun à tous est notre corps.


Le penseur vu de face et de côté.

En fait, je crois que ce serait une très bonne idée si de nombreux fumeurs, alcooliques et personnes obèses allaient voir l’exposition. Ils verraient les poumons noircis par le goudron, les effets des cirrhoses du foie, le surplus de gras que doit entretenir le coeur et tous les organes humains. Nous connaissons tous des membres de nos familles, au présent comme au passé, qui auraient tiré parti d’une pareille leçon livrée devant eux en rouge, noir ou blanc. Je gage que certains auraient probablement remis en questions leurs habitudes nocives pour leur propre corps.

Bref, l’exposition du Centre des Sciences m’a ému, m’a éduqué et m’a fasciné. En plus de m’inciter à faire plus attention à mon corps dans la mesure du possible, j’en suis sorti différent parce que je comprends un peu mieux la merveilleuse machine dans laquelle je vis.

février 2, 2007

Les ours polaires sont menacés?

Enregistré dans : Actualité, Généralités, Science — J-P @ 9:19 pm

Regardez cette photo. Réalisez-vous que les ours polaires sont menacés?
Rencontre du GIEC à Paris.

Mise à jour: article de la Tribune:

PARIS (Reuters) - Le rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), qui souligne la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique, pourrait donner lieu à de nouveaux procès contre les grandes industries polluantes bien que les responsabilités soient difficiles à démontrer en droit.

Les scientifiques du Giec ont publié vendredi un rapport concluant, avec une probabilité de plus de 90%, que l’essentiel du réchauffement climatique de ces cinquante dernières années est imputable à des activités humaines.

“Nous entrons dans une nouvelle ère”, assure Audley Sheppard, associé au sein du cabinet juridique britannique Clifford Chance.

Les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre ne pourront plus prétendre qu’ils n’étaient pas au courant des risques, souligne-t-il. “Ne rien faire pourrait être considéré à l’avenir comme de la négligence.”

décembre 30, 2006

Escher en animation

Enregistré dans : Art, Généralités, Science — J-P @ 12:32 pm

Voici une animation amusante qui nous emmène dans l’univers des impossibilités d’Escher et leur donne vie. Le bonhomme à lunettes qui évolue dans les escaliers qui descendent tout le temps est hilarant. À savourer!

Dessins et mosaïques d’Escher

Enregistré dans : Art, Généralités, Science — J-P @ 8:46 am


Mosaïque II, 1957. Lithographie.

La topologie et les mathématiques étant à la mode ces temps-ci, je me suis intéressé aux dessins et mosaïques de l’artiste néerlandais tout à fait génial, Maurits Cornelis Escher (1898-1972). Escher était le maître de la supercherie en dessinant des objets improbables et des mosaïques d’objets imbriqués. La possibilité de remplacer les formes géométriques des motifs par des éléments reconnaissables deviendra pour lui une véritable passion. Son oeuvre est à la frontière de l’art et de la science puisqu’elle possède une importante composante mathématique. Par exemple, le ruban de Möbius où des fourmis avancent indéfiniment sur le ruban qui ne possède qu’une seule face ou le cube de Necker qui devient un cube impossible…


Ruban de Möbius II, 1963. Gravure sur bois de bout en rouge, noir et vert sur papier japon vergé.


Le cube de Necker sur la gauche, le cube impossible sur la droite.

On peut retrouver plusieurs de ses dessins au site officiel consacré à Escher, au National Gallery of Art de Washington et sur CyberMuse qui vous relie à la collection permanente du Musée des beaux-arts du Canada.

Voici quelques autres de ses dessins fascinants, les bouledogues et les papillons imbriqués, les poissons et les bateaux:


Montant et descendant, 1960. Lithographie sur papier vélin. La supercherie de la montée ou de la descente est très bien expliquée dans cet article.

On y voit un édifice qui paraît normal au premier coup d’oeil. En y regardant de plus près, nous observons des personnages (des moines ?) descendant un escalier situé au sommet d’une tour quadrangulaire. D’autre moines montent ce même escalier en croisant les autres.

Si nous suivons la file des moines qui montent, on constate qu’elle ne redescend jamais, et que l’escalier boucle sur lui-même en ne faisant que monter, ce qui est parfaitement impossible. En effet, un escalier d’immeuble part toujours du rez-de-chaussée pour monter en colimaçon jusqu’au dernier étage. Ici nous montons pour nous retrouver au point de départ. Et inversement pour la descente.

Comment Escher a-t-il réalisé ce miracle ? En “trichant”, bien sûr, comme pour les autres figures impossibles. Ne me faites pas dire qu’Escher était un tricheur. Je veux seulement prouver que cette magnifique gravure est le résultat de l’adage “dessiner, c’est tricher !”.

Une explication de la tricherie d’une autre lithographie célèbre, Concave et Convexe, se trouve ici.


La relativité, 1953. Lithographie sur papier vélin crème.

Un peu avant sa mort, Escher a écrit : ” Un de mes plus grands plaisir est la fréquentation et l’amitié des mathématiciens, qui a résulté de mon travail. Ils m’ont souvent donné des idées nouvelles et parfois même je leur ai rendu la pareille. Que ces hommes et femmes si savants sont joueurs ! ” (SCHATTSCHNEIDER, Doris, ” Escher et les mathématiques “. Pour la science, no 207, janvier 1995)

décembre 28, 2006

Retour sur la conjecture de Poincaré

Enregistré dans : Généralités, Science — J-P @ 8:10 pm

Je soulignais hier la percée scientifique de 2006 selon la revue Science, soit la solution de la célèbre conjecture de Poincaré parmi la liste des 10 plus grandes avancées scientifiques de l’année. Mais j’écrivais que la conjecture de Poincaré n’était pas facile à démystifier.

D’abord, Henri Poincaré était un homme passionné de mathématiques, ce qui explique pourquoi il a tant marqué ce domaine. On s’en rend compte dans quelques unes de ses citations (en anglais, même si le monsieur est français):

“The scientist does not study mathematics because it is useful; he studies it because he delights in it, and he delights in it because it is beautiful. If nature were not beautiful, it would not be worth knowing and life would not be worth living. And it is because simplicity, because grandeur, is beautiful that we preferably seek simple facts, sublime facts, and that we delight now to follow the majestic course of the stars.”

C’est avec la logique que nous prouvons et avec l’intuition que nous trouvons.

Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir.

Ainsi, nous savons que Poincaré est un des plus grands mathématiciens de l’histoire, mais qu’est-ce qu’une conjecture? C’est tout simplement une hypothèse en mathématiques, une assertion qui a été proposée comme vraie, mais que personne n’a encore pu démontrer ou réfuter.

À présent, pour compléter les informations discutées hier, voici une autre explication simplifiée de la conjecture de Poincaré qui saura rejoindre, je l’espère, d’autres néophytes en la matière.

Médaille Fields: la conjecture de Poincaré démontrée par Grégori Perelman

Les grands médias mettent en avant l’herméticité de la conjecture de Poincaré , on peut toutefois expliquer très shématiquement de quoi il s’agit:

Commençons par la dimension 1. Sur une feuille de papier, tracez une ligne raisonnablement sinueuse, sans qu’elle ne se recoupe, puis terminez-la en revenant au point de départ. Bien. Cette ligne fermée, imaginons que ce soit un élastique : il est facile de se convaincre qu’on peut la déformer sans la briser pour obtenir un cercle. Et bien voilà la conjecture de Poincaré en dimension 1 (1, c’est ce qu’on appelle la dimension d’une ligne, en mathématiques).

Passons en dimension 2. Là, il faut faire un petit effort d’imagination. Notre élastique devient alors une sorte de patate, dans l’espace, aussi déformée que vous le voulez, avec des bosses, des creux, un peu comme les personnages du dessin animé «Les Barbapapas», mais sans trou. Ce qui nous intéresse, c’est la peau de cette patate, sa surface. Et bien on peut la déformer, cette surface, en imaginant qu’elle soit élastique, pour qu’elle devienne un beau ballon bien rond, c’est-à-dire une sphère. Voilà la conjecture de Poincaré en dimension 2 (qui est la dimension d’une surface, en mathématiques). La conjecture de Poincaré s’énonce en toute dimension: 3,4, etc. On a démontré qu’elle était vraie en dimensions 1,2, vous en êtes maintenant convaincus, mais aussi en dimensions 4,5, et toutes les dimensions supérieures.

Mais il manquait la dimension 3. Depuis 1904 :C’est ce manque qu’a comblé Grégori Perelman.
Il faut imaginer qu’on a un volume (c’est-à-dire un objet de dimension 3), plongé dans l’espace à 4 dimensions. Qu’est-ce que l’espace à 4 dimensions, me direz-vous ? . On peut répondre que c’est l’espace-temps, mais on n’est pas tellement plus avancé… En tout cas, en maths, cela existe. On a des espaces de n’importe quelles dimensions. Donc imaginons un «volume», dans l’espace à 4 dimensions, qui soit raisonnablement bosselé, et surtout sans trou. Et bien on peut le déformer pour qu’il devienne une sphère de dimension 3.

Mais qu’est-ce qu’une sphère de dimension 3 ? Peut-être est-ce exactement l’espace où nous vivons …
Très approximativement , voilà la conjecture émise par l’immense mathématicien Henri Poincaré.(” la démonstration nous mènerait trop loin ” disait -il avec beaucoup de clairvoyance)

Un siècle plus tard , Gregori Perelman a démontré cette conjecture.

Les mathématiciens du monde entier ont validé la démonstration, et c’est pour cela qu’ils ont attribué une médaille Fields à Grégory Perelman. Qui s’en moque et préfère cueillir des champignons dans ses forêts russes!

Il a refusé la médaille. Il aurait même aussi refusé une récompense que lui proposait un institut de mathématiques (un million de dollars), au motif qu’en Russie, l’argent génère toujours la violence.

décembre 27, 2006

L’avancée scientifique de l’année

Enregistré dans : Généralités, Science — J-P @ 8:58 pm

La revue “Science” a présenté le classement des dix principales avancées scientifiques de l’année. Celle la plus marquante se retrouvant en tête de liste est la résolution par le mathématicien russe Grigori Perelman d’un problème mathématique vieux de plus de cent ans, la conjecture de Poincaré.

Cet épineux problème de topologie mathématique est très difficile à comprendre pour ceux qui ne sont pas mathématiciens. La conjecture de Poincaré s’énonce ainsi: toute variété compacte de dimension n=3 (ou plus), sans bord et simplement connexe, est homéomorphe à une sphère de dimension n. Je ne sais pas pour vous, mais ce n’est absolument pas clair pour moi. En effet, je n’ai jamais fait de mathématiques poussées à ce point, alors j’ai fait des recherches pour essayer de comprendre la fameuse percée scientifique.

Prenez une pomme, et imaginez un ruban autour de cette pomme. En faisant glisser le ruban tout doucement, il est possible de le comprimer en un point de la pomme, sans couper le ruban ni le faire quitter la surface de la pomme. Prenez maintenant un anneau, et imaginez un ruban enfilé autour de l’anneau. Cette fois, il est impossible, sans couper le ruban ou l’anneau, de réduire juste par glissement et compression le ruban en un point. En langage mathématique, on dit que la pomme est une surface simplement connexe, alors que l’anneau ne l’est pas.

Poincaré savait il y a un peu moins d’un siècle que cette propriété caractérisait topologiquement la sphère parmi les surfaces de l’espace. Autrement dit, si une surface (fermée) de l’espace est simplement connexe, elle peut être déformée continûment en la sphère (une déformation continue peut être assimilée à ce que l’on est capable de réaliser avec de la pâte à modeler, sans couper une boule de pâte en deux). Poincaré posa alors en 1904 la question suivante : est-ce que cette propriété caractérise encore la sphère 3-dimensionnelle dans l’espace à 4 dimensions, ou plus généralement la sphère n-dimensionnelle dans l’espace à (n+1) dimensions. En langage plus mathématique :
Est-ce qu’une variété compacte de l’espace à n+1 dimensions est homéomorphe à la sphère n-dimensionnelle?

Je commence à saisir un peu plus de quoi il en retourne, mais je suis loin de la lumière sur l’exploit du mathématicien. En continuant mes recherches, j’ai trouvé ce texte explicatif à propos de la conjecture de Poincaré sur le site de Futura Sciences. Je ne perdrai pas mon temps à tenter de vous répéter tout cela dans mes mots, mais si vous voulez connaitre de quoi il en retourne dans des mots plus accessibles pour le commun des mortels je vous le recommande grandement.

décembre 5, 2006

La machine détrône l’humain

Enregistré dans : Généralités, Science — J-P @ 8:20 pm

C’est avec un peu de tristesse et passablement de déception que je dois me rendre à l’évidence, la machine a détrôné l’humain aux échecs.

J’aurais espéré un coup de génie du grand maître Kramnick et j’attendais la sixième et dernière partie contre l’ordinateur carburant au logiciel Deep Fritz 10 avant de lancer la serviette, mais il est présentement trop tard. Kramnik a perdu la partie d’aujourd’hui et la série qui l’opposait au logiciel Deep Fritz. Il y a une bonne analyse de la partie sur le blogue de la championne américaine d’échecs Susan Polgar.

Ce qui était science fiction hier, du temps de Jules Verne jusqu’à tout récemment, est maintenant rendu réalité. Où serons-nous dans cent ans? Une chose est tout de même réconfortante, c’est tout de même l’homme qui a créé la machine…

septembre 28, 2006

Danger: notre boule bleue s’échauffe vite

Enregistré dans : Généralités, Science — J-P @ 8:24 pm

La température du globe est au plus haut depuis près de 12 000 ans comme l’affirme une étude récente de la Nasa. Il y a aussi d’autres études scientifiques qui viennent de paraitre dans les derniers jours sur le sujet. Elles sont toutes unanimes, nous nous dirigeons vers de grands bouleversements qui auront de lourdes conséquences et ce, en grande partie, par notre faute. On se souvient qu’Al Gore avait sonné l’alarme.

Maintenant, c’est donc James Hansen de la Nasa qui sonne sérieusement la cloche des pompiers:

The most important result found by these researchers is that the warming in recent decades has brought global temperature to a level within about one degree Celsius (1.8°F) of the maximum temperature of the past million years. According to Hansen, “That means that further global warming of 1 degree Celsius defines a critical level. If warming is kept less than that, effects of global warming may be relatively manageable. During the warmest interglacial periods the Earth was reasonably similar to today. But if further global warming reaches 2 or 3 degrees Celsius, we will likely see changes that make Earth a different planet than the one we know. The last time it was that warm was in the middle Pliocene, about three million years ago, when sea level was estimated to have been about 25 meters (80 feet) higher than today.”

François Cardinal signe de bons reportages dans La Presse sur ce phénomème d’échauffement qui menace l’équilibre planétaire, non pas dans des décennies, mais dans seulement quelques années. La fonte du nord s’accélère vite, vite, vite comme les petites annonces du Journal de Montréal…

En seulement une semaine, près d’une demi-douzaine d’études scientifiques ont conclu à une fonte précoce des glaces du Grand Nord. Et cette conséquence directe des changements climatiques n’épargne pas le Québec.

Les scientifiques sont catastrophés: leurs prévisions pessimistes ne l’étaient finalement pas assez. L’Arctique se réchauffe à la vitesse grand V, la glace permanente fond à vue d’oeil et les ours blancs se noient… lorsqu’ils ne sont pas occupés à s’entre-dévorer.

«Les bouleversements sont si rapides que ce qu’on attendait pour 2050 pourrait survenir aussi vite qu’en 2020, note Yves Bégin, directeur du Centre d’études nordiques de l’Université Laval. Les prédictions les plus pessimistes se réalisent.»

En un peu plus de sept jours, au moins cinq études scientifiques ont fait état d’une fonte accélérée des glaces nordiques, de l’Alaska au Groenland en passant par le Québec. Elles soutiennent toutes que l’homme est le grand coupable de cette agitation climatique.

Est-ce le canari dans la mine, le signe avant-coureur de troubles planétaires? «Tout regarde dans cette direction», se désole M. Bégin, une sommité dans son domaine.

Une étude de la NASA publiée mardi dans les Annales de l’Académie nationale américaine des sciences révèle ainsi que la température globale des 30 dernières années a été la plus élevée depuis près de 12 000 ans, conséquence directe de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

«Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux, a noté James Hansen, de l’Institut Goddard de la NASA. Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degré Celsius (elle a augmenté de 0,6 degrés à ce jour), nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons.»

Voici un autre article détaillée de la BBC et celui-ci du Monde.

Pour ceux que ça intéresse de lire toute l’étude scientifique de Hansen dans ses moindres détails, elle est ici (document pdf).

ABSTRACTS, Hansen et al. 2006

Hansen, J., Mki. Sato, R. Ruedy, K. Lo, D.W. Lea, and M. Medina-Elizade 2006. Global temperature change. Proc. Natl. Acad. Sci. 103, 14288-14293, doi:10.1073/pnas.0606291103.

Global surface temperature has increased ≈0.2°C per decade in the past 30 years, similar to the warming rate predicted in the 1980s in initial global climate model simulations with transient greenhouse gas changes. Warming is larger in the Western Equatorial Pacific than in the Eastern Equatorial Pacific over the past century, and we suggest that the increased West-East temperature gradient may have increased the likelihood of strong El Niños, such as those of 1983 and 1998. Comparison of measured sea surface temperatures in the Western Pacific with paleoclimate data suggests that this critical ocean region, and probably the planet as a whole, is approximately as warm now as at the Holocene maximum and within ≈1°C of the maximum temperature of the past million years. We conclude that global warming of more than ≈1°C, relative to 2000, will constitute “dangerous” climate change as judged from likely effects on sea level and extermination of species.

mai 30, 2006

An Inconvenient Truth, le film de Al Gore

Enregistré dans : Actualité, Films, Science — J-P @ 8:38 pm

 

Voici la bande-annonce du film d’Al Gore, “An Inconvenient Truth”.  C’est un cri d’alarme sur ce que nous sommes en train de faire à notre planète dans ce qu’il y a de plus choquant.  Contrairement au Code Da Vinci, nous ne nageons pas ici dans la fiction, mais dans la pure RÉALITÉ.  Al Gore a présenté son film à Cannes et j’espère que ça ouvrira les yeux et éveillera les consciences.  Je n’ai pas encore vu le film, mais je compte bien le faire.

J’ai récemment découvert la façon d’intégrer des videos de Google Video sur mon blogue grâce au plug-in Extreme Video Plug-In 2.3 Beta.  Merci aussi à l’entrepreneur et au pionnier du blog et podcast en français, Loic Le Meur, pour l’idée d’intégrer du contenu video.  C’est vraiment du beau travail!  Allez visionner le video ci-bas en cliquant sur la petite flèche Play (deux fois plutôt qu’une si la video ne démarre pas).

Mise à jour: un article intéressant sur Cyberpresse présente le combat que mène Al Gore depuis plus de 30 ans.  Le reportage nous éclaire sur la situation inquiétante, lorsqu’on réalise qu’il y aurait seulement une dizaine d’années d’ici le point de non retour, si on ne fait rien.  Pas un joli héritage à léguer à nos enfants.  Alexandre Sirois décrit aussi les visions opposées entre Bush et Gore relativement à l’enjeu de l’environnement.  Voici un extrait:

Le vent serait toutefois en train de tourner. Les Américains, dit-il, font moins la sourde oreille depuis les ravages de l’ouragan Katrina.

«Beaucoup de gens ont alors commencé à s’inquiéter du réchauffement de la planète. À y jeter un regard neuf et à en venir à la conclusion que nous avons vraiment besoin de faire quelque chose», explique l’ancien vice-président.

Il espère que son documentaire - «possiblement le film le plus important de l’année», selon le New Yorker - aura aussi un impact sur l’opinion publique.

«Comme le dit le titre de mon film, même si c’est une vérité qui dérange, c’est la vérité, ajoute-t-il. Et la seule manière de trouver une solution est d’accepter que c’est la vérité.»

Ce que refuse encore de faire son ancien rival. En s’obstinant à mettre en doute la menace des gaz à effet de serre, Bush a déjà fait «beaucoup de dégâts», dit Gore.

Et il a une bonne idée de la raison pour laquelle le président ne croit pas à ce péril. À la source de ce déni se trouverait le même trait de caractère qui l’a poussé à croire à la présence d’armes de destruction massive en Irak.

«Il semble enclin à créer sa propre réalité s’il n’aime pas celle qui est partagée par les autres, dit Gore. C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui en Irak. Et il semble faire la même chose avec le réchauffement de la planète.»

Enfin, voici une longue entrevue vidéo avec Al Gore:

mai 4, 2006

L’image du Panthéon au Panthéon…

Enregistré dans : Panoramique, Photographie, Science, Voyage — J-P @ 8:43 pm

Je ne peux m’empêcher de faire un jeu de mot facile.  Mon image du Panthéon de Paris se retrouve maintenant au « Panthéon » de l’encyclopédie Wikipedia!  Je suis pas mal heureux puisque mon image panoramique a atteint le valeureux statut de « featured picture »!  J’avais soumis l’image originale quelque peu asymétrique et comme je m’y attendais des participants l’ont recadrée pour la rendre parfaitement symétrique.  Le résultat de l’opération est réussi puisque la photographie est ainsi plus « efficace » et plait davantage à l’oeil.

Je me rappelle bien du moment où j’ai pris les cinq images qui composent cette vue panoramique couvrant un peu plus d’un demi-cercle, soit 180 degrés.  C’était le 24 mai 2005, le lendemain de notre arrivée à Paris.  Hélène et moi en étions à notre première journée complète et donc à nos premières excursions dans la capitale française et plus particulièrement dans le quartier latin.  Juste avant d’entrer au Panthéon, nous avions visité la merveilleuse église Saint-Étienne-du-Mont, située juste à proximité du Panthéon.  D’ailleurs, durant notre séjour, c’est l’église qui m’a le plus impressionnée à Paris.  Une des raisons est que nous étions à peu près seuls dans l’église ce qui rendait son exploration agréable.  Tout le contraire de l’intérieur de Notre-Dame où il fait beaucoup plus sombre et où les gens se marchent sur les pieds.  En plus, à Notre-Dame, un garde de sécurité m’avait interdit d’utiliser mon trépied.  La goutte qui a fait déborder le vase et qui m’a agacé légèrement… 

Donc, nous étions là, à l’intérieur du Panthéon, en face du célèbre pendule de l’astronome Foucault qui prouva dans cet illustre lieu que la Terre tournait autour de son axe!  La grandeur et la majesté de l’édifice sont stupéfiantes, un peu comme un intérieur d’église, mais les symboles religieux en moins.  Le sentiment d’être dans un temple qui n’est pas tout à fait une église nous imprègne et évoque la coexistence parfois difficile de la foi et de la science.  Nous sommes ici avant tout au royaume des arts, de la science et de grands écrivains tels que, entres autres, Rousseau, Hugo, Voltaire et Zola qui reposent dans les tombes du Panthéon.  Décidément, ce n’est pas banal et toujours surprenant! 

La vaste architecture intérieure du Panthéon est sublime à mes yeux.  Mon coup de cœur pour cette immense place centrale est  l’harmonieux  agencement et le contraste entre les couleurs des tableaux géants entourant les imposantes colonnes.  De la couleur vivante qui encercle la pierre morte en noir et blanc…

Si vous êtes férus d’histoire et de monuments célèbres, ces articles sur le Panthéon de Paris (en français ou en anglais) sauront vous satisfaire.  Vous y remarquerez en prime ma contribution à l’encyclopédie avec mon image, si évidemment personne n’a jugé bon de la retirer des articles!

Revenons à la prise de vues.  Aucun employé ne m’a empêché d’installer mon trépied, mais contrairement à mon habitude, j’ai expérimenté en photographiant les images à main levée au lieu d’utiliser le pied manfrotto et sa tête panoramique pour faire pivoter mon appareil.  Comme je n’avais à prendre que peu de photos, je me doutais bien que je n’aurais pas de problèmes lors de l’assemblage des images à l’ordinateur.  En effet, normalement pour une vue panoramique cylindrique sur 360 degrés ou une vue sphérique à 180 x 360 degrés, il vaut mieux utiliser le trépied et la tête panoramique pour que l’appareil photo tourne exactement autour de la pupille d’entrée de l’appareil.  On évite de cette façon les erreurs de parallaxe entre les objets de premier plan et ceux d’arrière plan, ce qui complique énormément le raccordement des images lors de l’assemblage.  Parenthèses techniques à ce sujet, j’apprenais récemment sur l’excellent site de Arnaud Frich que plusieurs personnes font référence au point nodal de l’appareil alors que c’est en fait la pupille d’entrée qui doit être le centre de l’axe de rotation.

Enfin, voici la discussion qui a mené à la « promotion » de la photo. 

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